Salesforce outlook integration : Le guide complet

Salesforce outlook integration : Le guide complet

L'intégration Salesforce Outlook, c'est tout simplement le pont qui relie votre messagerie à votre CRM. Elle synchronise vos e-mails, contacts et calendriers pour que tout se parle sans effort. Concrètement, c'est l'outil qui met fin à la double saisie et aux allers-retours incessants entre les deux fenêtres. Le but ? Permettre à vos commerciaux de passer moins de temps sur l'administratif et plus de temps à vendre.

Pourquoi connecter Salesforce et Outlook change la donne

Se lancer dans l'intégration de Salesforce et Outlook n'est pas qu'un simple confort technique. C'est une vraie décision stratégique qui transforme le quotidien de vos équipes commerciales. Le jonglage permanent entre la boîte de réception et le CRM est une source de friction énorme et une perte de temps considérable.

Chaque e-mail envoyé, chaque rendez-vous planifié, chaque nouveau contact ajouté… toutes ces informations sont vitales pour le suivi client. Sans une connexion fluide, ces données précieuses restent souvent coincées dans Outlook, invisibles pour le reste de l'équipe et absentes des tableaux de bord.

Personne travaillant sur l'intégration entre Salesforce et d'autres applications professionnelles sur ordinateur

Un gain de productivité immédiat et concret

Imaginez la situation classique : un commercial reçoit un e-mail d'un prospect chaud qui demande une démo. Sans intégration, la routine est lourde. Il doit copier l'e-mail, ouvrir Salesforce, chercher le bon contact (ou pire, le créer), coller l'échange, puis créer une tâche de suivi. Répétez ça des dizaines de fois par jour, et vous mesurez vite le temps perdu.

Avec l'intégration Salesforce Outlook en place, le scénario est radicalement différent. Ce même commercial peut désormais :

  • Enregistrer l'e-mail sur la fiche Salesforce du contact en un seul clic, sans jamais quitter Outlook.
  • Créer une opportunité ou une tâche de suivi instantanément depuis sa messagerie.
  • Voir tout l'historique des interactions avec ce contact dans un volet latéral, directement dans sa fenêtre d'e-mail.

C'est cette fluidité qui libère des heures chaque semaine. Des heures que vos équipes peuvent réinvestir dans des tâches qui comptent vraiment, comme personnaliser leurs approches ou préparer des rendez-vous stratégiques.

Le temps n'est pas la seule chose que vous gagnez. L'intégration réduit aussi drastiquement les erreurs de saisie manuelle. Résultat : un CRM plus fiable et des données bien plus propres.

Obtenir enfin une vision client à 360 degrés

Grâce à cette synergie, votre CRM devient la source unique de vérité, constamment à jour. Les managers disposent d'une visibilité totale sur toutes les interactions clients, ce qui rend les prévisions de ventes bien plus précises et facilite le coaching des équipes au quotidien.

D'ailleurs, cette pratique est devenue une norme. Les retours du terrain montrent une diminution de 35 % du temps passé sur des tâches administratives chez les entreprises qui l'ont adoptée. En France, plus de 60 % des sociétés équipées d'un CRM ont déjà sauté le pas.

Au final, connecter Salesforce et Outlook, c'est poser les fondations d'un processus de vente moderne et performant. Une approche essentielle que l'on retrouve aussi dans notre guide sur les meilleurs outils de prospection commerciale.

Connecter Salesforce et Outlook, ce n'est pas juste cocher une case. En réalité, on parle de deux philosophies bien distinctes. Le choix dépendra entièrement de la façon dont votre équipe commerciale fonctionne, de vos attentes en matière de contrôle des données et, finalement, de votre culture d'entreprise.

D'un côté, il y a l'add-in Outlook. Voyez-le comme un outil de précision, une sorte de couteau suisse pour vos commerciaux. C'est eux qui décident, pour chaque e-mail, chaque rendez-vous, si l'information est assez pertinente pour être consignée dans Salesforce. Cette méthode est parfaite si vous visez un CRM "haute couture", où chaque donnée est validée avant d'entrer.

De l'autre, on trouve Einstein Activity Capture (EAC). Lui, c'est le moteur d'automatisation. Une fois en place, il tourne en arrière-plan et synchronise tout seul les e-mails et événements qu'il juge pertinents. L'objectif ici est clair : ne rien laisser passer et s'assurer que toutes les activités sont capturées, sans effort manuel.

Ce choix n'est vraiment pas anodin. Il a un impact direct sur la qualité de vos données et le quotidien de vos équipes, donc il mérite une vraie réflexion.

L'add-in Outlook : quand on veut garder le contrôle total

L'add-in s'intègre comme un volet latéral directement dans votre interface Outlook. C'est simple, mais puissant. Il permet à vos commerciaux de consulter et d'interagir avec les fiches Salesforce sans jamais avoir à jongler entre les fenêtres.

Mettons-nous dans une situation concrète : un commercial reçoit un e-mail crucial d'un prospect. Avec l'add-in, en quelques secondes, il peut :

  • Voir la fiche contact Salesforce de l'expéditeur qui s'affiche à côté du mail.
  • Consulter l'historique des opportunités et les dernières activités.
  • Enregistrer l'e-mail (et ses pièces jointes) directement sur la bonne opportunité, en un clic.
  • Créer une tâche de suivi pour ne pas oublier la relance.

C'est une approche idéale pour les cycles de vente un peu longs ou complexes, où chaque interaction compte. On évite de "polluer" Salesforce avec des échanges sans valeur ajoutée, comme une confirmation de déjeuner ou une newsletter. Le commercial est le véritable gardien de la qualité des données.

Ce qu'il faut retenir de l'add-in : La synchronisation est intentionnelle. Rien n'entre dans Salesforce sans une action humaine, ce qui garantit un CRM propre, focalisé sur les activités qui comptent vraiment.

Le revers de la médaille, c'est que tout repose sur la discipline des équipes. Si un commercial oublie d'enregistrer un e-mail important... l'information est tout simplement perdue pour le CRM.

Einstein Activity Capture : l'automatisation au service de l'exhaustivité

Einstein Activity Capture, ou EAC, prend le problème par l'autre bout. Son but est simple : soulager les commerciaux de la charge mentale de la synchronisation. Une fois qu'il est activé et correctement paramétré, EAC analyse les boîtes de réception et les calendriers pour lier automatiquement les activités aux bons contacts, comptes ou opportunités dans Salesforce.

Cette solution est redoutable pour les équipes qui gèrent un grand volume d'interactions et veulent être sûres de ne rien rater. Pour les managers, c'est une mine d'or : ils obtiennent une vision à 360 degrés de l'activité commerciale, ce qui enrichit énormément les tableaux de bord et les prévisions de vente.

Par contre, cette automatisation a des contreparties qu'il faut bien comprendre. La plus importante concerne le stockage des données. Les e-mails et événements capturés par EAC ne sont pas stockés dans votre base de données Salesforce classique. Ils sont hébergés sur des serveurs Amazon Web Services (AWS) gérés par Salesforce. Cela a des implications sérieuses pour le reporting et, surtout, pour la conformité RGPD – un point crucial sur lequel nous reviendrons en détail.

Comparatif des solutions d'intégration Salesforce et Outlook

Pour vous aider à y voir plus clair, rien de tel qu'un tableau. Il résume les différences fondamentales entre les deux approches et devrait vous aider à orienter votre décision.

Fonctionnalité Add-in Outlook (Contrôle Manuel) Einstein Activity Capture (Automatisation)
Méthode de synchronisation Manuelle : l'utilisateur choisit quoi enregistrer. Automatique : capture en arrière-plan selon des règles définies.
Stockage des données Directement dans les enregistrements Salesforce (objets Tâches). Sur des serveurs AWS externes gérés par Salesforce.
Contrôle de l'utilisateur Total. L'utilisateur a le dernier mot sur chaque donnée. Limité. L'automatisation prend le relais après configuration.
Risque d'oubli Élevé. Dépend de la rigueur de chaque commercial. Faible. Assure une capture exhaustive des interactions.
Reporting Salesforce natif Facile. Les activités sont des tâches standard, exploitables partout. Complexe. Nécessite des rapports "Activity 360" spécifiques.
Idéal pour... Les équipes visant un CRM très qualitatif et contrôlé. Les équipes à fort volume cherchant à maximiser la capture de données.

Pour faire simple : si la qualité et le contrôle priment sur tout le reste, l'add-in Outlook est votre meilleur allié. Si, au contraire, votre objectif est de capturer un maximum d'interactions pour une analyse complète de l'activité, et que vous êtes prêt à gérer les spécificités du stockage externe, alors Einstein Activity Capture est la voie à suivre.

Sachez qu'il n'est pas rare de voir des entreprises utiliser les deux en parallèle pour tenter de cumuler les avantages de chaque approche.

Configurer votre intégration pas à pas

Maintenant que les options sont claires, il est temps de mettre les mains dans le cambouis. Cette partie est votre feuille de route pour brancher Salesforce à Outlook. On va décortiquer ensemble les étapes techniques, avec le regard d'un administrateur Salesforce qui veut un déploiement propre et qui dure.

Soyons clairs : il ne s'agit pas juste de suivre une liste de clics. C'est une démarche qui demande d'anticiper comment vos équipes vont travailler, comment les données vont circuler et qui aura le droit de faire quoi.

Les prérequis et l'activation côté Salesforce

Avant de démarrer, une petite vérification s'impose. Il faut s'assurer que votre environnement est prêt. L'intégration moderne tourne sur les versions récentes d'Outlook (Microsoft 365, Exchange 2019 et plus) et, bien sûr, avec Salesforce Lightning Experience. Si vous êtes encore sur Classic, c'est le moment de sauter le pas.

Tout commence dans votre organisation Salesforce.

  1. Direction la Configuration (l'icône en forme d'engrenage).
  2. Dans la barre de recherche rapide, tapez "Outlook".
  3. Cliquez sur Intégration Outlook et Capture d'activité Einstein.

C'est là que tout se joue. Vous devez basculer l'interrupteur principal "Intégration Outlook". Ce geste, en apparence simple, autorise Salesforce à discuter avec les serveurs de Microsoft. C'est la fondation sur laquelle tout le reste va se construire.

Mon conseil d'expert : Profitez d'être sur cette page pour activer les "e-mails améliorés". Cette fonction transforme les e-mails en véritables enregistrements dans Salesforce, plutôt qu'en simples tâches. C'est un détail qui change tout pour avoir un historique client complet et exploitable.

L'adoption de ce type de pont entre CRM et messagerie est devenue la norme. En France, l'intégration Lightning for Outlook a déjà séduit plus de 65 % des entreprises qui utilisent la plateforme. Son ancêtre, Lightning Sync, était lui aussi un franc succès : 80 % des utilisateurs rapportaient un gain de productivité évident.

Déployer l'add-in depuis Microsoft 365

Une fois que Salesforce a donné son feu vert, il faut que vos utilisateurs voient apparaître le fameux volet Salesforce dans leur Outlook. La meilleure méthode, de loin, est de passer par le centre d'administration Microsoft 365. C'est propre, centralisé et ça vous évite une tournée des bureaux pour l'installer sur chaque ordinateur.

Le processus est assez direct :

  • Connectez-vous à votre centre d'administration Microsoft 365.
  • Naviguez vers Paramètres > Applications intégrées.
  • Cliquez sur "Obtenir des applications" et cherchez "Salesforce".
  • Sélectionnez l'add-in officiel et choisissez votre cible : toute l'entreprise, des groupes précis ou même quelques utilisateurs seulement.

Pour une première fois, je recommande toujours de commencer avec un groupe pilote. Une poignée de commerciaux motivés, par exemple. Ça permet de valider que tout fonctionne comme prévu, de recueillir leurs impressions et d'ajuster votre discours de formation avant le grand lancement.

Le schéma ci-dessous résume bien le choix qui s'offre à vous : le contrôle manuel avec l'add-in, ou l'automatisation totale avec Einstein Activity Capture.

Intégration entre le module complémentaire Outlook et la plateforme Einstein Activity Capture de Salesforce

Voyez l'add-in comme l'outil de base qui donne le pouvoir à l'utilisateur. Einstein Activity Capture, c'est le robot qui travaille en arrière-plan pour que rien ne soit oublié.

Paramétrer Einstein Activity Capture

Si vous avez choisi la voie de l'automatisation, la configuration d'Einstein Activity Capture (EAC) est une étape cruciale. C'est là que vous allez dicter les règles du jeu de la synchronisation.

Vous commencerez par créer une "Configuration". Pensez-y comme à un profil de synchronisation. Vous pouvez en avoir un pour les commerciaux (qui synchronise tout) et un autre pour le support client (qui ne synchronise que les événements, par exemple).

Définir le sens de la synchronisation

Pour les contacts et les événements, la grande question est : qui commande ?

  • Les deux sens : C'est le réglage le plus courant. Une modification dans Outlook met à jour Salesforce, et inversement. C'est fluide, mais ça demande de la discipline.
  • Outlook vers Salesforce : Pratique si vos équipes considèrent Outlook comme leur premier point d'entrée pour les nouveaux contacts.
  • Salesforce vers Outlook : Parfait si vous voulez que votre CRM soit l'unique source de vérité. Salesforce pousse l'information, et Outlook consomme.
Gérer les exclusions pour protéger les données sensibles

C'est sans doute le réglage le plus important de toute l'installation, surtout en termes de conformité et de confidentialité. Si vous ne le cadrez pas, EAC peut absolument tout aspirer, y compris des échanges que vous ne voulez surtout pas voir dans le CRM.

La section "Adresses exclues" est votre garde-fou. Utilisez-la pour empêcher la synchronisation des e-mails échangés avec des domaines ou des adresses spécifiques. C'est une étape non négociable.

Voici quelques exemples de domaines à exclure dès le premier jour :

  • Le domaine de votre propre entreprise (pour filtrer les échanges internes).
  • Les domaines de vos avocats, de votre expert-comptable.
  • Les adresses e-mail des RH ou des membres du comité de direction.

Bien sûr, la propreté des données en amont est essentielle. S'assurer que les adresses e-mail de vos contacts sont valides évite de polluer votre CRM. Si le sujet vous intéresse, notre guide sur comment vérifier une adresse mail vous donnera des pistes concrètes pour maintenir une base de contacts saine.

En suivant ces étapes, vous mettrez en place une intégration solide, sécurisée et réellement utile pour vos équipes.

Optimiser l'adoption par les équipes commerciales

La partie technique est bouclée, l’intégration entre Salesforce et Outlook est en place. C'est un bon début, mais le vrai défi commence maintenant : faire en sorte que vos équipes commerciales l'utilisent vraiment. Un outil, aussi performant soit-il, ne crée de la valeur que s’il devient un réflexe quotidien. L'objectif est simple : que cette intégration ne soit pas vue comme une corvée de plus, mais comme un véritable allié qui simplifie la vie de vos commerciaux et booste leurs résultats.

Pour y arriver, une simple annonce ne suffira pas. Il faut montrer concrètement la valeur ajoutée et intégrer l'outil dans leurs habitudes de travail. Si les commerciaux le perçoivent comme une charge administrative supplémentaire, soyez sûr qu'ils trouveront un moyen de le contourner. En revanche, s'ils y voient un raccourci vers plus d'efficacité, l'adoption se fera naturellement.

Illustration de collaboration numérique montrant deux personnes travaillant ensemble via un système centralisé cloud

Transformer la routine email en machine de vente

Pour commencer, concentrez-vous sur les actions les plus fréquentes pour les rendre plus rapides et plus cohérentes. L'utilisation des modèles d'emails Salesforce directement depuis Outlook est un levier fantastique pour ça.

Fini le temps où chaque commercial bricolait ses propres emails de prospection, de suivi ou de relance. Vous pouvez bâtir une bibliothèque de modèles performants et approuvés dans Salesforce. Avec l'intégration, ces templates deviennent accessibles en un clic depuis la fenêtre de composition d'Outlook.

  • Gain de temps immédiat : Plus besoin de copier-coller depuis un vieux document Word. Un email de suivi complet peut être inséré et personnalisé en quelques secondes.
  • Message cohérent : Vous garantissez que le discours de votre marque, les arguments clés et les appels à l'action sont les mêmes pour tout le monde.
  • Analyse des performances : En utilisant les modèles Salesforce, vous pouvez enfin tracker les taux d'ouverture et de réponse, et ainsi identifier les messages qui convertissent le mieux.

Imaginez un commercial qui doit répondre à une demande de démo. Il sélectionne le modèle "Suivi post-démo", qui contient déjà le lien pour prendre rendez-vous et un récap des points clés. Il n'a plus qu'à personnaliser le nom et une ou deux phrases pour un impact maximal. Le tour est joué.

Établir des règles claires pour un CRM qui respire

Le plus grand danger avec une synchronisation automatique ? Transformer votre CRM en un dépotoir de données inutiles. Pour éviter ce piège, il est crucial de définir des règles claires, comprises et acceptées par toute l'équipe, sur ce qui doit être enregistré ou non.

La bonne question n'est pas "est-ce que je peux synchroniser cet email ?" mais "est-ce que je dois le synchroniser ?". Prenez le temps d'organiser un atelier avec votre équipe commerciale pour définir ces critères ensemble.

L'idée n'est pas d'imposer des règles rigides, mais de construire une "charte de la synchro" qui a du sens pour tout le monde. L'objectif est de garder un CRM qui raconte l'histoire du client, pas de stocker des échanges sans la moindre importance.

Voici quelques exemples de règles que vous pourriez mettre en place :

  1. À consigner systématiquement : Les emails qui confirment une décision, qui partagent un budget, ou qui présentent un nouveau décideur.
  2. À consigner au cas par cas : Les échanges pour caler un rendez-vous ou les demandes d'information générales.
  3. À ne jamais consigner : Les newsletters reçues, les invitations à déjeuner informelles, les communications internes qui ont été transférées.

Cette approche donne plus de responsabilités à l'équipe et garantit la qualité des données enregistrées. Au final, vos rapports et vos prévisions de vente seront bien plus fiables. D'ailleurs, bien comprendre comment motiver une équipe commerciale est une excellente base pour réussir le déploiement de nouveaux outils.

Exploiter les pépites d'Einstein dans Outlook

Si vous avez la chance d'utiliser Einstein Activity Capture, sa vraie magie se trouve dans les insights qu'il affiche directement dans la barre latérale d'Outlook. Il ne s'agit pas seulement de voir les contacts liés à un email, mais de transformer chaque message en une mine d'opportunités.

Formez vos équipes à repérer ces signaux et à agir dessus. Par exemple, si un contact mentionne un concurrent, Einstein peut le surligner. Si une date est évoquée, il peut proposer de créer un événement dans le calendrier. C'est comme avoir un assistant personnel intelligent qui lit par-dessus votre épaule et vous souffle les bonnes actions à entreprendre au bon moment.

L'adoption de ces pratiques est massive. En France, plus de 70 % des entreprises utilisant Salesforce ont déjà activé l'intégration avec Outlook. Et les résultats parlent d'eux-mêmes : cette centralisation a permis une augmentation de 25 % de la satisfaction client et a réduit de 40 % le risque de perdre des informations critiques. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les statistiques détaillées sur l'adoption de Salesforce. En rendant l'outil indispensable au quotidien, vous garantissez non seulement son adoption, mais aussi un retour sur investissement que vous pourrez mesurer.

Gérer la conformité et la sécurité des données

Connecter son CRM et sa messagerie, c'est formidable pour la productivité. Mais soyons clairs, cela soulève aussi de vraies questions sur la sécurité et la conformité des données. Ce n'est pas une simple formalité, c'est une obligation, surtout avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) qui nous concerne tous en Europe.

 

Avec l'add-in Outlook classique, le fonctionnement est assez direct : vous choisissez d'enregistrer un email, et celui-ci est stocké sur les serveurs de Salesforce, dans les objets que vous connaissez. C'est simple. Mais avec Einstein Activity Capture (EAC), les choses sont un peu différentes.

Le stockage externe d'Einstein Activity Capture

Le principal point à comprendre avec EAC, c'est où vont vos données. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les emails et les événements que l'outil capture automatiquement ne finissent pas dans votre base de données Salesforce. Ils sont en réalité hébergés sur des serveurs Amazon Web Services (AWS) que Salesforce administre.

Cette architecture n'est pas sans conséquences :

  • Contrôle des données : Techniquement, ces données ne sont pas stockées sur votre instance. Elles résident sur une infrastructure tierce, même si elle est hautement sécurisée par Salesforce.
  • Reporting natif : Les rapports Salesforce standards ne peuvent pas "lire" ces activités. Il faut passer par les rapports spécifiques "Activity 360" pour les analyser.
  • Conformité RGPD : Le fait de transférer et stocker des données personnelles en dehors de votre environnement Salesforce principal impose une transparence absolue et des garanties contractuelles béton.

Pour être en règle, il est impératif de signer un Avenant au Traitement des Données (DPA) avec Salesforce. C'est un document juridique qui clarifie les rôles et les responsabilités, et qui assure que le traitement des données de vos clients est bien conforme aux exigences du RGPD.

Lancer Einstein Activity Capture sans un DPA en bonne et due forme, c'est s'exposer à un risque de non-conformité. C'est une étape administrative essentielle qu'il ne faut jamais, jamais zapper avant un déploiement à grande échelle.

Configurer des listes d'exclusion pour protéger les infos sensibles

L'automatisation est un outil puissant, mais elle n'a pas de discernement. Sans garde-fous, EAC pourrait très bien synchroniser des communications ultra-confidentielles qui n'ont rien à faire dans un CRM. Votre meilleure protection, ce sont les listes d'exclusion.

C'est le rôle de l'administrateur de mettre en place cette liste dès le départ. Le but ? Bloquer la capture de tout ce qui vient de certains domaines ou adresses email spécifiques.

Pensez à exclure d'emblée :

  • Vos domaines internes : Pour ne pas polluer le CRM avec les échanges entre collègues.
  • Les services sensibles : Les adresses de vos ressources humaines (RH), de votre service juridique, de la direction, etc.
  • Les partenaires stratégiques : Vos avocats, vos experts-comptables, vos consultants externes… Bref, tous ceux avec qui vous avez des échanges soumis à une stricte confidentialité.

Mais ça ne s'arrête pas là. Il est tout aussi crucial de former vos utilisateurs à gérer leur propre liste d'adresses exclues. Chacun doit pouvoir y ajouter ses contacts personnels pour garantir que sa vie privée reste… privée.

En alliant une configuration administrative rigoureuse à une responsabilisation des équipes, votre salesforce outlook integration devient un véritable atout, sans compromettre la sécurité des données de l'entreprise ni la confidentialité de vos clients.

Résolution des problèmes et questions courantes

Même avec un déploiement aux petits oignons, quelques couacs peuvent survenir au quotidien avec l’intégration Salesforce et Outlook. C’est tout à fait normal. La bonne nouvelle, c'est que la plupart des problèmes sont bien connus et, heureusement, assez simples à résoudre. L'idée ici est de vous donner les clés pour réagir vite et bien, que vous soyez admin ou utilisateur.

On va passer en revue les scénarios les plus fréquents. Des soucis de synchronisation aux questions de compatibilité, vous aurez des pistes claires pour ne pas rester bloqué.

Le volet Salesforce a disparu d'Outlook

C'est le grand classique. Un matin, sans prévenir, le précieux volet latéral Salesforce s’est volatilisé. Pas de panique, la solution est souvent à portée de clic.

La première chose à faire est de vérifier si Outlook n'a pas tout simplement désactivé le complément. Ça arrive parfois lorsque l'application estime qu'un add-in ralentit son démarrage.

Voilà comment le réveiller :

  • Dans Outlook, allez dans Fichier > Options > Compléments.
  • Tout en bas, à côté de "Gérer", choisissez "Éléments désactivés" puis cliquez sur "Atteindre...".
  • Si "Salesforce" est dans la liste, sélectionnez-le et cliquez sur "Activer".
  • Un petit redémarrage d'Outlook, et le tour est joué.

Si ça ne suffit pas, le coupable est peut-être le cache. Un bon nettoyage du cache de votre navigateur (pour la version web) ou de celui des compléments Office résout souvent le problème.

Pourquoi mes emails ne se synchronisent plus ?

Un autre souci fréquent, surtout pour les adeptes d’Einstein Activity Capture (EAC). Tout fonctionnait parfaitement et, d'un coup, plus rien. Les nouveaux emails et événements n'apparaissent plus dans Salesforce.

Neuf fois sur dix, c'est un problème d'authentification. La connexion entre les deux systèmes a été rompue, souvent après un changement de mot de passe Microsoft 365. L'utilisateur doit simplement se reconnecter.

Le réflexe pour l'admin : Votre meilleur ami est le tableau de bord "Utilisateurs d'Einstein Activity Capture" dans la configuration Salesforce. Il vous montre en un clin d'œil le statut de chaque utilisateur et signale ceux dont la connexion est rompue. Un clic sur "Détails" vous donne souvent la cause exacte.

Côté utilisateur, il suffit généralement d'aller dans ses paramètres personnels Salesforce, de trouver la section "Comptes connectés", et de reconnecter son compte Microsoft.

Est-ce que ça marche sur Mac et sur le web ?

C'est une excellente question, surtout pour les équipes qui utilisent des environnements de travail variés. La réponse est un grand oui : l'add-in moderne est conçu pour être universel.

  • Outlook pour Mac : L'intégration est 100% compatible et offre exactement les mêmes fonctionnalités que sur Windows.
  • Outlook sur le Web (OWA) : Absolument. Ceux qui travaillent depuis leur navigateur retrouvent le même volet Salesforce et les mêmes fonctionnalités.
  • Mobile : L'expérience est aussi disponible sur les applications mobiles Outlook, ce qui permet d'enregistrer un email important même en déplacement.

Le seul point de vigilance est de s'assurer que les versions de vos systèmes (macOS, Windows, Office, navigateurs) respectent bien les prérequis techniques publiés par Salesforce, car ils sont mis à jour régulièrement.

Comment éviter d'enregistrer des emails sensibles ?

C'est une préoccupation cruciale, surtout avec le RGPD. Personne ne veut qu'un échange personnel ou une discussion avec les RH se retrouve par erreur dans le CRM.

La solution dépend entièrement de votre méthode de synchronisation.

Méthode d'intégration Comment protéger les données sensibles ?
Add-in Outlook (Manuel) L'utilisateur a le contrôle total. C'est très simple : il suffit de ne pas cliquer sur "Enregistrer" pour un email confidentiel. La clé ici, c'est la formation des équipes.
Einstein Activity Capture (Automatique) La configuration est reine. L'admin doit configurer la liste des "Adresses exclues" pour bloquer des domaines entiers (ex: avocats, RH, domaine interne). Chaque utilisateur doit aussi apprendre à gérer sa propre liste d'adresses à ignorer.

Mieux vaut prévenir que guérir. Pour EAC, une configuration rigoureuse des listes d'exclusion avant le déploiement n'est pas une option, c'est une obligation. Pour l'add-in manuel, sensibiliser les commerciaux aux bonnes pratiques est tout aussi essentiel pour garder un CRM pertinent et respecter la confidentialité des échanges.


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