Une formule Google Sheets, c'est tout simplement une instruction que vous donnez à votre feuille de calcul pour qu'elle fasse le travail à votre place : calculer, manipuler du texte, ou même automatiser certaines tâches. Ces formules, qui vont de la simple addition aux fonctions statistiques complexes, sont ce qui transforme un simple tableau de données brutes en un outil d'analyse puissant et dynamique.
Comprendre les formules Google Sheets essentielles
Pour vraiment bien démarrer sur Google Sheets, la première étape est de se sentir à l'aise avec les opérations de base. C'est le socle sur lequel vous allez pouvoir construire des analyses bien plus poussées par la suite. Avant de se jeter sur les fonctions complexes, il faut d'abord maîtriser les opérateurs arithmétiques.

La règle d'or : toute formule commence par le signe égal (=). Ensuite, on enchaîne avec les valeurs et les opérateurs. Pour les opérations de base, rien de sorcier :
- Addition (+) : Pour faire une somme. Exemple :
=10+5. - Soustraction (-) : Pour déduire une valeur. Exemple :
=10-5. - Multiplication (*) : Pour multiplier. Exemple :
=10*5. - Division (/) : Pour diviser. Exemple :
=10/5.
On peut bien sûr combiner ces opérateurs pour des calculs plus longs, en gardant en tête que Google Sheets respecte l'ordre de priorité des opérations (la multiplication et la division avant l'addition et la soustraction).
Maîtriser les fonctions statistiques de base
Une fois que les opérateurs n'ont plus de secrets pour vous, il est temps de passer à la vitesse supérieure en utilisant les fonctions intégrées pour analyser des plages de données. Ces fonctions statistiques sont tout simplement indispensables pour obtenir des synthèses claires et rapides.
Leur grand avantage ? Elles permettent de résumer en un clin d'œil de grands volumes de données. Plutôt que d'additionner péniblement cent cellules une par une, la fonction SOMME s'en charge en une fraction de seconde. C'est non seulement un gain de temps énorme, mais ça limite aussi drastiquement le risque d'erreur humaine.
Ces formules statistiques sont très utiles au quotidien, notamment pour l'analyse de données commerciales. Des fonctions comme SOMME, MOYENNE, ou même RECHERCHEV sont des classiques pour traiter des fichiers clients ou des tableaux de ventes et en tirer des conclusions rapides. Pour voir des exemples concrets, vous pouvez jeter un œil sur la manière d'analyser vos données avec ces formules.
Voici un aperçu des cinq fonctions que vous allez probablement utiliser tous les jours :
SOMME: Fait la somme de toutes les valeurs numériques dans une plage de cellules.MOYENNE: Calcule la moyenne arithmétique des nombres dans une plage.NB: Compte combien de cellules contiennent un nombre.MIN: Trouve la plus petite valeur numérique dans une plage.MAX: Trouve la plus grande valeur numérique dans une plage.
Pour vous aider à vous y retrouver, voici un petit tableau récapitulatif.
Aperçu des formules statistiques de base
Ce tableau récapitule les fonctions statistiques essentielles, leur syntaxe et un cas d'usage courant pour une consultation rapide.
| Fonction | Syntaxe | Description | Exemple d'utilisation |
|---|---|---|---|
| SOMME | =SOMME(valeur1; [valeur2]; ...) |
Additionne une plage de cellules ou des nombres individuels. | =SOMME(A2:A100) pour calculer le chiffre d'affaires total. |
| MOYENNE | =MOYENNE(valeur1; [valeur2]; ...) |
Calcule la moyenne d'une plage de nombres. | =MOYENNE(B2:B50) pour connaître le panier d'achat moyen. |
| NB | =NB(valeur1; [valeur2]; ...) |
Compte le nombre de cellules contenant des valeurs numériques. | =NB(C2:C1000) pour savoir combien de ventes ont été enregistrées. |
| MIN | =MIN(valeur1; [valeur2]; ...) |
Trouve la plus petite valeur dans une plage de données. | =MIN(D2:D25) pour identifier le prix de vente le plus bas. |
| MAX | =MAX(valeur1; [valeur2]; ...) |
Trouve la plus grande valeur dans une plage de données. | =MAX(D2:D25) pour trouver le prix de vente le plus élevé. |
Ces cinq fonctions constituent une excellente base. En les maîtrisant, vous avez déjà de quoi réaliser des analyses simples mais efficaces sur n'importe quel jeu de données.
Manipuler le texte et les données avec les expressions régulières
Au-delà des simples additions et moyennes, les formules Google Sheets sont de véritables scalpels pour disséquer et extraire des informations précises au cœur de blocs de texte. C'est un atout majeur quand on doit se battre avec des données mal structurées, comme des exports bruts de CRM ou de longues descriptions de produits.
Pour ce genre de nettoyage, les fonctions de texte de base sont souvent le premier réflexe. Elles permettent d'isoler rapidement des morceaux d'une chaîne de caractères. Imaginez une colonne remplie de références comme "PROD-12345-FR". Avec les bonnes formules, extraire le préfixe "PROD", le numéro "12345" ou le code pays "FR" devient un jeu d'enfant.
Isoler des segments de texte
Pour découper du texte, on pense tout de suite à GAUCHE, DROITE et STXT. Chacune a une mission bien précise : extraire des bouts de texte en fonction de leur position.
GAUCHE(chaîne; [nombre_de_caractères]): Elle pioche un nombre défini de caractères en partant du début (la gauche) d'une chaîne. C'est parfait pour choper des identifiants ou des préfixes.DROITE(chaîne; [nombre_de_caractères]): C'est l'exact opposé. Elle prend les caractères en partant de la fin (la droite). Idéal pour isoler des extensions de fichiers ou des suffixes.STXT(chaîne; à_partir_de; [longueur_extraction]): La plus souple du trio. Elle permet d'extraire un segment n'importe où dans le texte, à condition de lui donner un point de départ et une longueur.
Concrètement, si votre cellule A2 contient "[email protected]", la formule =GAUCHE(A2; 7) vous retournera "contact". Simple, efficace, mais on touche vite aux limites de cette approche dès que les données ne sont pas parfaitement uniformes.
Extraire des informations complexes avec les REGEX
Quand il s'agit de trouver une aiguille dans une botte de foin, comme une adresse e-mail perdue dans une longue phrase, les fonctions de base jettent l'éponge. C'est à ce moment-là que les expressions régulières (REGEX) entrent en scène et transforment votre feuille de calcul en un puissant outil d'analyse de texte.
Les REGEX, c'est un peu comme un langage codé qui permet de décrire ce que vous cherchez. Ça peut faire un peu peur au début, mais une fois qu'on a compris le principe, la puissance pour nettoyer et enrichir des données est juste bluffante. Google Sheets nous met à disposition trois fonctions pour les manier.
Je le dis souvent : les REGEX sont un véritable super-pouvoir pour quiconque travaille avec des données textuelles. Rien que le fait de maîtriser
REGEXEXTRACTpeut vous faire gagner des heures. Imaginez devoir récupérer tous les noms de domaine d'une longue liste d'URLs... à la main, c'est l'enfer ; avec une REGEX, c'est l'affaire de quelques secondes.
Voici les trois fonctions à connaître :
REGEXEXTRACT(texte; expression_régulière): Extrait la première partie du texte qui correspond à votre modèle de recherche.REGEXMATCH(texte; expression_régulière): Vérifie simplement si une partie du texte correspond au modèle et vous renvoie VRAI ou FAUX.REGEXREPLACE(texte; expression_régulière; remplacement): Trouve toutes les parties du texte qui correspondent au modèle et les remplace par ce que vous voulez.
Par exemple, pour extraire une adresse e-mail de la cellule A2 qui contient "Envoyez votre CV à [email protected]", on utiliserait la formule =REGEXEXTRACT(A2; "[a-zA-Z0-9._%+-]+@[a-zA-Z0-9.-]+\.[a-zA-Z]{2,}"). Cette google sheet formule va scanner la cellule à la recherche d'un motif qui ressemble à une adresse e-mail standard et vous la sortira, peu importe où elle se cache.
Automatiser la recherche et la consolidation de données
Quand on travaille avec de gros volumes de données, tout l'enjeu est de pouvoir connecter des informations qui sont souvent éparpillées. Que ce soit dans différents onglets ou même dans des fichiers complètement distincts, le but est de construire des rapports fiables et dynamiques. C'est là que les formules de recherche entrent en jeu. Elles permettent de croiser des données en se basant sur une clé commune, comme un identifiant client ou une simple adresse e-mail. C'est vraiment la base de tout travail d'enrichissement de données.
Le premier réflexe, quasi historique, c'est bien sûr la fonction RECHERCHEV (ou VLOOKUP pour les anglophones). Elle va chercher une valeur dans la toute première colonne d'un tableau et vous retourne une information qui se trouve sur la même ligne, mais dans une autre colonne que vous lui indiquez. C'est un classique, un outil puissant, mais qui a ses limites.
Le problème avec RECHERCHEV, c'est sa rigidité. Par exemple, impossible de chercher "vers la gauche" : la colonne où vous faites votre recherche doit obligatoirement être la première de votre plage de données. Pire encore, si vous avez le malheur d'insérer ou de supprimer une colonne dans votre tableau source, votre formule casse. Elle dépend d'un numéro de colonne fixe, et ça, c'est souvent source d'erreurs.
Les alternatives modernes à RECHERCHEV
Heureusement, pour dépasser ces contraintes, il existe des solutions bien plus souples et robustes. La combinaison des fonctions INDEX et EQUIV (INDEX/MATCH) est l'alternative classique et surpuissante. Le principe est simple : EQUIV localise la position d'une valeur dans une ligne ou une colonne, puis INDEX se sert de cette position pour aller chercher la valeur correspondante dans une autre colonne.
Cette méthode est bien plus sécurisante, car elle se moque complètement que vous ajoutiez ou supprimiez des colonnes. Et plus récemment, Google a simplifié tout ça avec la fonction RECHERCHEX (XLOOKUP). Elle fait tout ça et plus encore : recherches bidirectionnelles, meilleure gestion des erreurs, et une flexibilité de configuration vraiment appréciable.
Pour y voir plus clair et choisir la bonne approche pour manipuler vos données, ce petit schéma résume bien le processus de décision.

On voit bien qu'en partant d'un besoin précis, on peut arriver au bon résultat en choisissant l'outil adapté, que ce soit une fonction simple ou une méthode plus complexe.
Le passage de
RECHERCHEVàRECHERCHEXou au duoINDEX/EQUIVest un véritable bond en avant. Dans la prospection B2B, on passe notre temps à enrichir des listes de contacts. Avoir une formule solide qui ne se brise pas à la moindre modification de la source, ce n'est pas un luxe, c'est une nécessité pour garder des workflows automatisés qui tiennent la route.
Scénarios pratiques de consolidation
Ces fonctions de recherche sont des alliées de choix pour des tâches très concrètes qui font gagner un temps fou.
- Enrichissement de prospects : Vous avez une liste de noms d'entreprises et vous voulez récupérer leur secteur d'activité qui se trouve dans un autre onglet.
- Mise à jour de prix : Croisez votre catalogue produits avec une liste de tarifs fraîchement mise à jour pour ajuster vos prix automatiquement.
- Consolidation de ventes : Fusionnez les données de ventes de plusieurs commerciaux dans un tableau de bord central, en utilisant leur identifiant comme clé de recherche.
Ces techniques sont la pierre angulaire de processus bien plus avancés. Pour creuser le sujet, jetez un œil à notre guide sur l'extraction de données web vers Excel sans code, qui explore des méthodes complémentaires pour enrichir vos fichiers. Maîtriser la recherche de données, c'est le premier pas vers des tableaux de bord entièrement automatisés.
Utiliser les formules logiques pour rendre vos feuilles de calcul intelligentes
Les formules logiques, c'est ce qui transforme un simple tableur en un véritable outil d'analyse dynamique. Elles vous permettent d'automatiser des décisions en fonction de règles que vous définissez. Fini le tri manuel fastidieux ! Vous pouvez demander à Google Sheets d'attribuer des statuts, de segmenter des listes ou de valider des informations, le tout de manière autonome.
La pierre angulaire de toute cette logique est la fonction SI (ou IF en anglais). Son principe est d'une simplicité redoutable : elle teste une condition. Si cette condition est vraie, elle renvoie une certaine valeur ; si elle est fausse, elle en renvoie une autre. C'est le point de départ de tous les flux de travail conditionnels.
Combiner plusieurs conditions avec ET et OU
Là où la fonction SI devient vraiment puissante, c'est quand on l'associe aux opérateurs ET (AND) et OU (OR). Ces deux-là vous permettent de construire des tests logiques bien plus fins, parfaitement adaptés à des scénarios complexes.
ET(condition1; condition2; ...): Ne renvoie VRAI que si absolument toutes les conditions que vous listez sont remplies. C'est l'outil parfait pour des critères très stricts.OU(condition1; condition2; ...): Renvoie VRAI si au moins une seule des conditions est remplie. Idéal pour des critères plus souples.
Imaginons que vous vouliez qualifier un prospect comme "prioritaire". Vous pourriez exiger que son entreprise ait plus de 50 employés ET qu'elle soit dans le secteur de la tech. La formule ressemblerait à ça : =SI(ET(A2>50; B2="Tech"); "Prioritaire"; "Standard"). C'est ce genre d'approche qui rend n'importe quelle google sheet formule bien plus pertinente.
Avec l'essor du télétravail, la digitalisation en France s'est accélérée. Aujourd'hui, la majorité des entreprises, et notamment 89 % des PME, ont adopté des outils collaboratifs comme Google Sheets. Maîtriser ces formules logiques complexes devient alors un véritable avantage concurrentiel, car elles ouvrent la voie à une analyse et une gestion de données en temps réel. Pour creuser le sujet, vous pouvez trouver plus d'informations sur la digitalisation des entreprises françaises ici.
Gérer une cascade de conditions avec IFS et SWITCH
Quand les conditions commencent à s'accumuler, on a vite le réflexe d'imbriquer les fonctions SI les unes dans les autres (=SI(..., SI(..., SI(...)))). Le problème, c'est que la formule devient rapidement illisible et un véritable cauchemar à maintenir. Heureusement, Google Sheets a prévu des alternatives bien plus propres.
L'imbrication de fonctions SI est l'une des premières sources d'erreurs complexes. Passer à IFS ou SWITCH, ce n'est pas juste une question d'élégance, c'est une question de fiabilité et de maintenabilité pour vos feuilles de calcul.
Voici deux fonctions bien plus efficaces pour gérer les scénarios à choix multiples :
IFS(condition1; valeur1; [condition2; valeur2]; ...): Évalue une série de conditions dans l'ordre et renvoie la valeur correspondant à la première condition qui s'avère vraie. C'est une structure beaucoup plus linéaire et facile à lire.SWITCH(expression; cas1; valeur1; [cas2; valeur2]; ...; [défaut]): Compare une expression (souvent le contenu d'une seule cellule) à une liste de cas. Dès qu'il trouve une correspondance, il renvoie la valeur associée. C'est la solution la plus nette pour remplacer une longue suite deSIqui dépendent d'une unique variable.
Par exemple, pour traduire un statut de projet ("To Do", "In Progress", "Done") en français, la formule =SWITCH(A2; "To Do"; "À faire"; "In Progress"; "En cours"; "Done"; "Terminé") est infiniment plus claire et moins sujette aux erreurs qu'une série de SI imbriqués.
Analyser de gros volumes de données avec la fonction QUERY
Si je devais choisir une seule fonction qui change la donne dans Google Sheets, ce serait sans hésiter QUERY. C'est un peu le couteau suisse de l'analyse de données : elle transforme n'importe quelle plage de cellules en une mini base de données sur laquelle on peut lancer des requêtes complexes. Fini de jongler avec des dizaines de FILTRE, TRI et autres SOMME.SI.ENS.
Ce qui la rend si spéciale, c'est qu'elle parle un langage inspiré du SQL (le langage standard des bases de données). Si vous avez déjà touché un peu à SQL, vous serez en terrain connu. Sinon, pas de panique, la logique est très accessible et vous permettra de manipuler des milliers de lignes avec une seule formule.
Comprendre la syntaxe de base de QUERY
La structure de la formule est toujours la même : =QUERY(données; requête; [en-têtes]).
Le premier argument, données, c'est tout simplement la plage de cellules que vous voulez interroger (par exemple, A1:F1000). Le deuxième, requête, est le cœur du réacteur : c'est là que vous écrivez vos instructions, sous forme de texte entre guillemets.
C'est cette requête qui va tout piloter grâce à des clauses bien spécifiques. Chacune a un rôle précis, et c'est leur combinaison qui débloque toute la puissance de la fonction. Pour des manipulations avancées, bien maîtriser chaque google sheet formule est essentiel. Des concepts similaires sont d'ailleurs abordés dans notre guide sur l'extraction de données depuis Excel.
Les clauses essentielles pour filtrer et organiser
Pour commencer, il y a trois clauses fondamentales que vous utiliserez tout le temps. Elles permettent de sélectionner, filtrer et trier vos données avec une souplesse redoutable.
SELECT: C'est la base, elle est obligatoire. Elle dit à la fonction quelles colonnes afficher. Vous pouvez tout prendre avecSELECT *ou choisir des colonnes précises et même les réorganiser, comme avecSELECT A, C, B.WHERE: Votre meilleur allié pour filtrer. C'est ici que vous posez vos conditions. Par exemple,WHERE C > 100 AND B = 'Vendu'ne gardera que les lignes qui remplissent ces deux critères à la fois.ORDER BY: Pour mettre de l'ordre dans tout ça. Elle trie les résultats selon une ou plusieurs colonnes. Par exemple,ORDER BY D DESCclassera les données de la plus grande à la plus petite valeur de la colonne D.
Voici un petit tableau qui récapitule les clauses les plus courantes pour vous y retrouver.
Clauses principales de la fonction QUERY
Ce tableau synthétise les clauses essentielles de la fonction QUERY et leur utilité pour manipuler les données.
| Clause | Fonctionnalité | Exemple de syntaxe |
|---|---|---|
SELECT |
Choisit les colonnes à afficher. | =QUERY(A1:F100; "SELECT A, B, D") |
WHERE |
Filtre les lignes selon une ou plusieurs conditions. | =QUERY(A1:F100; "SELECT * WHERE C = 'Vendu'") |
ORDER BY |
Trie les lignes selon une ou plusieurs colonnes. | =QUERY(A1:F100; "SELECT A, B ORDER BY B DESC") |
GROUP BY |
Regroupe les lignes pour effectuer des agrégations. | =QUERY(A1:F100; "SELECT A, SUM(C) GROUP BY A") |
LIMIT |
Limite le nombre de lignes dans le résultat. | =QUERY(A1:F100; "SELECT * LIMIT 10") |
LABEL |
Renomme les en-têtes de colonnes dans le résultat. | =QUERY(A1:F100; "SELECT A, B LABEL B 'Nom du client'") |
En maîtrisant ces quelques commandes, vous pouvez déjà construire des rapports très poussés et dynamiques.
Maîtriser
QUERY, c'est s'offrir la possibilité de créer des tableaux de bord dynamiques et des rapports synthétiques sans jamais avoir à jongler avec des tableaux croisés dynamiques complexes ou une multitude de formules intermédiaires.
Concrètement, imaginez que vous ayez les réponses d'un Google Form. Avec QUERY, vous pouvez extraire en une seconde toutes les soumissions d'une période précise, groupées par type de réponse. Votre tableur devient un véritable outil de reporting, bien plus agile et puissant.
Automatisez vos flux de travail avec ARRAYFORMULA et les fonctions d'importation
Pour vraiment passer à la vitesse supérieure sur Google Sheets, il faut savoir dire adieu aux tâches répétitives. Et soyons honnêtes, l'une des plus chronophages, c'est bien de devoir étirer manuellement une formule sur des centaines, voire des milliers de lignes. Sans parler de devoir tout recommencer à chaque ajout de données... C'est exactement pour en finir avec ce casse-tête que la fonction ARRAYFORMULA a été créée.

Considérez cette fonction comme une baguette magique. Elle prend une formule conçue pour une seule cellule et l'applique d'un coup à toute une colonne ou une ligne. Il suffit de placer une unique ARRAYFORMULA en tête de colonne. Magie : dès qu'une nouvelle ligne apparaît, le calcul s'applique automatiquement. Fini les oublis et les copier-coller fastidieux. Vos feuilles de calcul deviennent enfin dynamiques et autonomes.
Le pouvoir de ARRAYFORMULA pour les calculs de masse
La syntaxe de base est d'une simplicité désarmante : il suffit d'envelopper votre formule habituelle dans ARRAYFORMULA(). Par exemple, au lieu de taper =A2*B2 dans la cellule C2 puis de tirer la poignée vers le bas, vous n'écrirez qu'une seule fois en C2 : =ARRAYFORMULA(A2:A*B2:B). Cette unique google sheet formule s'occupe de gérer toute la colonne C, pour toujours.
Là où cette approche devient vraiment redoutable, c'est quand on la combine avec des fonctions logiques comme IF ou VLOOKUP. Vous pouvez ainsi bâtir des systèmes de statuts ou de validation qui se mettent à jour en temps réel.
ARRAYFORMULAchange radicalement votre façon de construire des feuilles de calcul. Vous ne pensez plus cellule par cellule, mais en colonnes entières. C'est un vrai changement de perspective qui ouvre la porte à des automatisations beaucoup plus solides.
Imaginez une formule complexe qui vérifie si un prospect est qualifié en se basant sur plusieurs critères. Avec ARRAYFORMULA, vous la déployez une seule fois sur toute votre base de contacts. Chaque nouveau lead ajouté sera traité instantanément, sans que vous n'ayez plus jamais à y toucher.
Synchroniser des données entre plusieurs fichiers
Au-delà des calculs, l'automatisation passe aussi par la capacité à connecter vos données entre elles. Google Sheets propose pour cela des fonctions d'importation incroyablement puissantes, capables de transformer vos fichiers isolés en un véritable écosystème.
-
IMPORTRANGE(spreadsheet_url; range_string): C'est la fonction reine pour synchroniser des données entre deux classeurs Google Sheets différents. Elle vous permet d'importer une plage de cellules d'un fichier source vers un fichier de destination. Parfait pour créer un tableau de bord central qui agrège les données de plusieurs équipes ou projets. -
IMPORTXML(url; xpath_query)etIMPORTHTML(url; query; index): Ces deux fonctions vous permettent de scraper des données directement depuis des pages web.IMPORTHTMLest idéale pour récupérer rapidement des tableaux ou des listes entières.IMPORTXML, elle, offre une précision chirurgicale pour cibler des éléments très spécifiques grâce aux requêtes XPath. C'est une technique de base pour faire du web scraping sans écrire la moindre ligne de code. Pour creuser le sujet, notre article sur l'extraction de données web vers Excel sans code vous donnera d'excellentes pistes.
Comment gérer les erreurs de formules les plus fréquentes
Rien de plus agaçant qu'une formule qui refuse de fonctionner et vous renvoie un message d'erreur cabalistique. Mais avant de s'arracher les cheveux, il faut comprendre que ces erreurs ne sont pas des bugs. Ce sont des messages que Google Sheets vous envoie pour vous mettre sur la bonne piste. Apprendre à les décrypter, c'est la première étape pour construire des feuilles de calcul vraiment solides.
Chaque type d'erreur a sa propre logique. L'erreur #REF!, par exemple, apparaît quand une référence de cellule est devenue invalide, typiquement après avoir supprimé une ligne ou une colonne qu'une formule utilisait. L'erreur #DIV/0! est encore plus simple à comprendre : vous avez essayé de diviser un nombre par zéro, ce qui est mathématiquement impossible.
Identifier la cause est donc la clé. Une erreur #VALUE! signale presque toujours un mélange des genres dans les types de données, comme quand on essaie de faire une addition entre un nombre et du texte. Quant à la fameuse #N/A (pour Not Applicable ou "non trouvé"), elle est la compagne fidèle des fonctions de recherche comme RECHERCHEV ou EQUIV lorsque la valeur que vous cherchez n'existe tout simplement pas dans la plage de données que vous lui avez indiquée.
Anticiper les erreurs pour bâtir des formules à toute épreuve
Plutôt que de corriger les erreurs au cas par cas, la meilleure approche est de les prévoir dès le départ. Heureusement, Google Sheets nous donne des outils pour ça. On peut intercepter une erreur avant qu'elle ne s'affiche et décider nous-mêmes de ce qui doit apparaître à la place. Le résultat ? Des tableaux beaucoup plus propres et professionnels.
La fonction reine dans ce domaine est sans conteste SIERREUR (ou IFERROR en anglais). Son principe est d'une simplicité redoutable : elle essaie d'exécuter votre formule. Si tout se passe bien, elle affiche le résultat. Si la formule génère une erreur, n'importe laquelle, elle renvoie une valeur de secours que vous aurez définie.
Une bonne pratique consiste à envelopper vos formules les plus complexes, surtout les recherches, dans un
SIERREUR. Au lieu d'un message d'erreur technique comme#N/Aqui peut faire peur, vous pouvez afficher un message bien plus parlant comme "Prospect non trouvé" ou simplement laisser la cellule vide (""). C'est un détail qui fait toute la différence.
Voyons comment ça marche concrètement :
- Syntaxe :
=SIERREUR(valeur; [valeur_si_erreur]) - Exemple :
=SIERREUR(RECHERCHEV(A2; 'Données'!A:B; 2; FAUX); "Inconnu")
Ici, si la RECHERCHEV ne trouve rien, la cellule affichera "Inconnu" au lieu de #N/A. Si vous voulez être plus précis et ne gérer que l'erreur #N/A (et laisser les autres erreurs visibles), vous pouvez utiliser une combinaison de SI et ESTNA. Maîtriser ces quelques fonctions de gestion d'erreurs vous fera passer un cap : vous ne créerez plus seulement des feuilles qui fonctionnent, mais des systèmes robustes qui savent gérer les imprévus.
Vos questions fréquentes sur les formules Google Sheets
Même quand on a l'habitude de jongler avec Google Sheets, certaines questions reviennent sans cesse. C'est normal ! Voici des réponses claires et directes pour vous débloquer sur les points les plus courants et vous redonner confiance.
Comment figer une référence de cellule dans une formule ?
Pour "bloquer" une cellule, et éviter que sa référence ne se décale quand vous étirez ou copiez votre formule, il faut utiliser ce qu'on appelle des références absolues. Le secret, c'est le symbole dollar ($). On le place juste avant la lettre de la colonne et/ou le numéro de la ligne que l'on veut figer.
Voici les trois cas de figure :
$A$1: La référence est totalement bloquée. Ni la colonne A, ni la ligne 1 ne bougeront.A$1: Seule la ligne 1 est figée. La colonne, elle, s'adaptera si vous étirez la formule horizontalement.$A1: Ici, c'est l'inverse. La colonne A est bloquée, mais la ligne changera si vous étirez la formule verticalement.
Petite astuce de pro : en train de modifier votre formule, placez votre curseur sur la référence de la cellule et appuyez sur la touche F4. Ça vous permettra de passer d'un mode à l'autre en un clin d'œil.
Peut-on faire appel à des données d'un autre fichier Google Sheets ?
Absolument ! C'est justement le rôle de la fonction IMPORTRANGE. Elle est conçue spécifiquement pour aller chercher une plage de cellules dans un autre classeur Google Sheets et l'afficher dans le vôtre.
Sa syntaxe est simple : =IMPORTRANGE("URL_du_fichier_source"; "NomDeLaFeuille!Plage"). La toute première fois que vous l'utiliserez pour connecter deux fichiers, Google vous demandera d'autoriser l'accès. C'est une sécurité indispensable pour protéger vos données.
La fonction
IMPORTRANGEest vraiment la pierre angulaire de la consolidation de données. C'est l'outil parfait pour monter des tableaux de bord qui centralisent des infos venues de plusieurs sources, sans jamais avoir à faire un seul copier-coller manuel.
Comment mélanger du texte et le résultat d'une formule ?
Pour assembler du texte statique avec des valeurs dynamiques (comme le résultat d'un calcul), l'opérateur magique est l'esperluette (&). Il agit comme de la colle pour joindre des morceaux de texte, le contenu de cellules ou le résultat d'autres formules.
Par exemple, avec ="Le total des ventes est de " & SOMME(A2:A100) & " €", vous obtiendrez une phrase complète. Le plus beau, c'est que le montant calculé par SOMME se mettra à jour tout seul si les chiffres de la colonne A changent. C'est ultra pratique pour créer des titres de rapports ou des commentaires qui s'adaptent en temps réel.
Maintenant que vous maîtrisez la théorie, passez à l'action et mettez un coup d'accélérateur à votre prospection B2B. Avec Scraap.ai, vous pouvez bâtir des listes de prospects sur-mesure sans y passer des heures. Découvrez comment extraire, enrichir et qualifier vos leads sur Scraap.ai.