Optimiser votre lead scoring CRM pour mieux convertir

Optimiser votre lead scoring CRM pour mieux convertir

Le lead scoring dans un CRM, c'est bien plus qu'une simple technique. C'est ce qui permet de passer d'un flot de contacts désordonné à une liste de prospects priorisés, prêts à être contactés. Sans ce système, vos équipes de vente perdent un temps fou sur des pistes froides, laissant filer de vraies opportunités commerciales. L'idée est simple : hiérarchiser automatiquement les leads pour que seuls les plus prometteurs atterrissent sur le bureau de vos commerciaux.

Le lead scoring, un véritable accélérateur de croissance

Prenons l'exemple concret d'une PME dans la tech. Avant de mettre en place un scoring dans son CRM, le processus était un vrai casse-tête. Le marketing générait des centaines de contacts via des webinaires et des livres blancs, puis les transmettait en vrac à l'équipe commerciale. Vous imaginez le résultat : des commerciaux démotivés, passant leurs journées à appeler des gens qui n'étaient tout simplement pas prêts à acheter.

 

Quatre personnes autour d'un grand écran numérique montrant un graphique de croissance et une liste de tâches.

 

En intégrant un lead scoring CRM, tout a changé. Chaque action – une visite sur la page des tarifs, le téléchargement d'une étude de cas, une demande de démo – attribue désormais des points au prospect. Le CRM fait le tri en continu et alerte un commercial uniquement lorsqu'un lead atteint un certain seuil de maturité.

Cette approche intelligente apporte des bénéfices très concrets.

Un alignement parfait entre le marketing et les ventes

Le lead scoring force tout le monde à parler le même langage. Les deux équipes doivent s'asseoir et définir ensemble ce qu'est un "bon lead". C'est la fin des querelles interminables. Le marketing peut enfin se concentrer sur l'attraction et la maturation de prospects de qualité, sachant que les commerciaux prendront le relais au moment idéal.

Cette synchronisation est d'ailleurs la pierre angulaire de toute stratégie de génération de leads qui fonctionne sur le long terme.

Une qualité de leads radicalement supérieure

Fini le temps où l'on transférait des listes de contacts brutes. Avec le scoring, le CRM ne transmet que des Marketing Qualified Leads (MQL), c'est-à-dire des prospects dont le score montre à la fois un intérêt marqué et un profil qui correspond à votre client idéal. Pour un commercial, ça change tout :

  • Moins d'appels dans le vide.
  • Des conversations plus riches et contextualisées.
  • Un pipeline de bien meilleure qualité, ce qui est excellent pour le moral !

Un lead scoring bien paramétré n'est pas qu'un simple outil de tri. C'est un gardien qui protège la ressource la plus précieuse de votre entreprise : le temps de votre équipe de vente.

Une augmentation tangible du taux de conversion

L'impact sur le chiffre d'affaires est direct. En se concentrant sur les leads les plus "chauds", on raccourcit le cycle de vente et on augmente mécaniquement les taux de conversion. En France, les chiffres le prouvent : les entreprises qui optimisent leurs conversions grâce au lead scoring voient leurs revenus augmenter de 50 % en moyenne.

Quand on sait que 86 % des clients sont prêts à payer plus cher pour une expérience personnalisée, le scoring devient indispensable pour adapter chaque interaction et maximiser la performance.

Pour mieux visualiser l'avant/après, examinons les différences concrètes.

Comparatif de la gestion de leads avec et sans scoring CRM

Ce tableau illustre les différences concrètes en termes d'efficacité et de résultats entre une gestion de leads traditionnelle et une approche structurée par le lead scoring.

Critère Gestion sans Lead Scoring Gestion avec Lead Scoring CRM
Priorisation Manuelle, basée sur l'intuition ou la date d'entrée. Automatique, basée sur des critères objectifs (comportement, profil).
Efficacité commerciale Temps perdu sur des prospects non qualifiés. Concentration sur les leads à fort potentiel de conversion.
Alignement Marketing/Ventes Fréquents désaccords sur la qualité des leads. Définition commune du "lead qualifié" (MQL).
Cycle de vente Long et imprévisible. Raccourci grâce à une intervention commerciale au bon moment.
Taux de conversion Faible et difficile à améliorer. Sensiblement plus élevé.
Expérience client Générique, peu personnalisée. Contextualisée et pertinente, basée sur les actions du prospect.

Comme on peut le voir, l'adoption d'un système de scoring n'est pas une simple optimisation ; c'est un changement de paradigme qui professionnalise toute la chaîne d'acquisition client.

Définir les critères de scoring qui comptent vraiment

Le secret d'un bon lead scoring dans votre CRM, ce n'est pas la complexité, mais la pertinence. Laissez de côté les modèles théoriques rigides. On va se concentrer sur une approche pragmatique, ancrée dans la réalité de votre business. Le but est simple : attribuer des points pour dessiner le portrait-robot numérique de votre client idéal.

Pour y arriver, il faut jongler avec deux grandes familles de critères. Chacune raconte une partie de l'histoire du prospect.

Les données explicites ou firmographiques : le "qui"

Ce sont les informations que le prospect vous confie directement ou que vous pouvez trouver. Elles définissent qui il est. Pensez-y comme sa carte d'identité professionnelle. Ces données sont la base pour savoir si un lead correspond bien à votre cible.

Quelques exemples concrets pour y voir plus clair :

  • Poste occupé : Un "Directeur Commercial" ou un "CEO" aura évidemment plus de poids qu'un "Stagiaire Marketing".
  • Taille de l'entreprise : Si vous visez les PME, un effectif de 50 à 250 employés devrait recevoir un score élevé.
  • Secteur d'activité : Une boîte de la "Tech" sera bien plus intéressante pour un éditeur de logiciels SaaS qu'une entreprise du BTP.
  • Localisation géographique : Si vos commerciaux sont basés à Lyon, un prospect de la région Auvergne-Rhône-Alpes devient instantanément une priorité.

On récupère souvent ces infos via les formulaires du site. Mais attention, un formulaire trop long fait fuir. C'est là que l'enrichissement de données devient votre meilleur allié. Il permet de compléter les profils de vos contacts sans les harceler de questions. Pour creuser le sujet, jetez un œil à notre guide complet sur l'enrichissement de base de données B2B.

Les données implicites ou comportementales : le "quoi"

Ici, on s'intéresse à ce que le prospect fait. Chacune de ses actions sur vos supports numériques est un signal, plus ou moins fort, qui révèle son niveau d'intérêt et sa maturité. C'est un peu comme décrypter son langage corporel digital.

Ces actions trahissent une intention et doivent être notées en conséquence :

  • Visite de la page tarifs : Signal d'achat très chaud. (+15 points)
  • Téléchargement d'un livre blanc : Prouve un intérêt pour une problématique que vous adressez. (+10 points)
  • Inscription à un webinaire : Montre un réel engagement et une envie d'en savoir plus. (+10 points)
  • Ouverture d'un email marketing : Un signe d'intérêt faible, mais qui reste positif. (+2 points)
  • Visite de la page "Carrières" : Signal négatif très clair, ce n'est pas un prospect. (-50 points)

L'erreur classique, c'est de surévaluer les petites actions. Un lead qui ouvre 10 de vos emails mais ne vient jamais sur votre site est bien moins qualifié que celui qui a visité une seule fois votre page de démo. C'est la qualité de l'action qui prime, pas la quantité.

L'atelier collaboratif : la clé pour un modèle réaliste

Définir les critères et leur poids ne doit jamais se faire en vase clos. Le marketing a ses idées sur ce qu'est un bon lead, mais les commerciaux sont sur le terrain, au contact direct des prospects. Leur expérience est irremplaçable.

Bloquez une demi-journée et réunissez les deux équipes. L'objectif est de répondre ensemble à une question centrale : "Quelles sont les caractéristiques et les actions qui définissent un prospect avec lequel notre équipe commerciale a 90 % de chances d'avoir une conversation productive ?"

Pour nourrir la réflexion, décortiquez vos 10 derniers clients. Quels étaient leurs points communs (secteur, taille, poste) ? Quel a été leur parcours (ont-ils demandé une démo, lu un cas client) ? Cette analyse du passé est une mine d'or pour bâtir un scoring qui colle à la réalité.

N'oubliez pas le scoring négatif, c'est tout aussi important. Identifiez vos "anti-personas" : les étudiants, les concurrents, les candidats qui postulent chez vous. Une action simple comme l'utilisation d'une adresse email personnelle (Gmail, Yahoo) peut, en B2B, justifier une baisse du score.

En France, cette méthode a fait ses preuves. Les entreprises qui automatisent le scoring voient leurs ventes augmenter de 18 % en moyenne et gagnent 30 % de temps sur le traitement des opportunités. Cette efficacité vient de la capacité du CRM à aiguiller les commerciaux vers les prospects les plus chauds, en se basant sur des comportements réels.

Au final, le meilleur système de lead scoring est celui qui vit et respire au rythme de votre processus de vente, pas un modèle théorique déconnecté du terrain.

Mettre en place votre système de lead scoring dans votre CRM

La théorie, c'est bien beau, mais il est temps de mettre les mains dans le cambouis. Mettre en place un système de lead scoring dans un CRM n'est pas juste une case à cocher ; c'est un véritable projet technique qui demande de la méthode et une bonne dose de précision. Le but du jeu ? Transformer vos critères de scoring en un moteur qui tourne tout seul, en arrière-plan, pour qualifier vos leads.

Concrètement, l'implémentation va un peu varier selon que vous êtes sur HubSpot, Salesforce ou Pipedrive, mais les grandes étapes restent les mêmes. Il va falloir créer des champs spécifiques pour les scores, bâtir des règles d'automatisation et, surtout, définir quand une alerte doit remonter à vos commerciaux.

Première étape : créer les champs pour le score dans le CRM

Avant toute chose, il faut préparer le terrain. Votre CRM a besoin d'un endroit pour stocker et afficher la note de chaque prospect. C'est tout simple : vous allez créer une nouvelle "propriété" personnalisée, généralement de type "numérique" ou "score".

Donnez-lui un nom clair et sans ambiguïté, comme "Score du Lead" ou "Lead Score". C'est ce champ qui sera mis à jour en temps réel par vos automatisations. L'astuce, c'est de s'assurer que cette propriété soit bien visible sur la fiche contact. Vos commerciaux doivent pouvoir évaluer la "température" d'un prospect d'un seul coup d'œil.

Le processus est assez simple : on combine les infos que le lead nous donne (explicites) avec les signaux qu'on observe de son comportement (implicites) pour calculer un score global.

 

Diagramme de processus de scoring des leads combinant les données explicites et implicites pour générer un score.

 

Ce schéma montre bien comment les données sur l'entreprise et sur le comportement du contact alimentent en permanence votre moteur de scoring pour générer une note toujours à jour.

Le cœur du réacteur : les workflows d'automatisation

C'est là que la magie opère. Les workflows (ou "processus" selon le jargon de votre outil) sont les règles qui vont ajuster automatiquement le score d'un contact en fonction de ce qu'il est et de ce qu'il fait. Pensez-y comme une série de petites instructions "si... alors...".

Par exemple :

  • Si un contact visite la page votresite.com/tarifs, alors on ajoute +15 points à son "Score du Lead".
  • Si le champ "Poste" contient "Directeur" ou "CEO", alors on ajoute +20 points.
  • Si un contact se désabonne de la newsletter, alors on retire -50 points (un signal très fort !).

Chaque critère que vous avez listé lors de votre atelier marketing/ventes doit se matérialiser ici sous forme de règle. Heureusement, la plupart des bons CRM offrent des éditeurs visuels très intuitifs pour construire ces logiques sans écrire une seule ligne de code. Le choix de la plateforme est d'ailleurs déterminant ; pour vous y aider, n'hésitez pas à jeter un œil à notre comparatif pour trouver le meilleur CRM pour une PME.

Définir les seuils qui déclenchent l'action

Avoir un score, c'est bien. Savoir quoi en faire, c'est mieux. Votre score n'a de valeur que s'il déclenche des actions concrètes. Vous devez donc définir des paliers pour segmenter vos leads et automatiser leur traitement.

C'est vraiment le moment où l'on formalise le passage de témoin entre le marketing et les ventes.

Un seuil bien pensé, c'est la garantie que vos commerciaux ne perdront plus leur temps avec des curieux et se concentreront sur des leads qui ont montré un réel intérêt. C'est la promesse d'un alignement marketing-ventes qui porte enfin ses fruits.

Voici un exemple simple de segmentation par paliers :

  1. Lead froid (0-30 points) : Le prospect est en phase de découverte. On le laisse tranquillement dans les séquences d'emails automatisés du marketing. Aucune action commerciale.
  2. Lead tiède (31-70 points) : L'intérêt commence à se manifester. On peut lui pousser des contenus plus engageants, comme des invitations à un webinaire ou des études de cas.
  3. Marketing Qualified Lead (MQL) (71+ points) : Le seuil magique ! Le lead est considéré comme "chaud" et prêt à être contacté par un humain.

Quand un lead franchit ce fameux seuil MQL, un autre workflow doit prendre le relais : assigner automatiquement le contact à un commercial et lui créer une tâche de rappel dans le CRM. Cette réactivité est la clé. Il faut appeler le prospect au moment précis où son intérêt est à son paroxysme.

Aller plus loin avec l'enrichissement de données

Pour que votre scoring firmographique (basé sur le profil de l'entreprise) soit pertinent, il vous faut des données. Le problème, c'est que personne n'aime remplir des formulaires à rallonge. C'est là que des outils comme Scraap.ai deviennent de véritables alliés.

En connectant une solution d'enrichissement à votre CRM (via une intégration native ou des plateformes comme Zapier), vous pouvez compléter automatiquement les fiches de vos contacts. Avec un simple email, vous pouvez récupérer des infos cruciales : la taille de l'entreprise, son secteur d'activité, le poste exact du contact...

Cette donnée fraîche et fiable vient nourrir votre moteur de scoring en continu, le rendant infiniment plus précis. C'est un petit investissement qui décuple la performance de tout le système.

La conformité RGPD, un impératif non négociable

Le suivi comportemental est l'un des piliers du lead scoring, mais il ne faut jamais oublier le cadre légal, et notamment le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).

Voici quelques bonnes pratiques à graver dans le marbre :

  • Jouez la carte de la transparence : Votre politique de confidentialité doit expliquer clairement que vous suivez la navigation pour personnaliser l'expérience et qualifier les contacts. Pas de mauvaise surprise.
  • Obtenez un consentement clair : Le suivi ne doit démarrer qu'après un "oui" explicite de l'utilisateur via votre bannière de cookies. Le bouton "Refuser" doit être aussi simple à trouver et à cliquer que le bouton "Accepter".
  • Respectez le droit à l'oubli : Assurez-vous d'avoir un processus simple pour permettre aux utilisateurs de demander la suppression de leurs données. Votre CRM doit vous faciliter la tâche.

En respectant ces règles, vous bâtissez une relation saine et durable avec vos prospects, tout en utilisant la puissance du lead scoring pour accélérer votre croissance.

Construire deux modèles de scoring concrets, pour le B2B et le B2C

La théorie, c'est bien, mais la pratique, c'est mieux. Pour que le concept de lead scoring devienne vraiment tangible, je vous propose de décortiquer deux modèles pragmatiques, chacun pensé pour un univers commercial spécifique. Considérez-les non pas comme des formules magiques, mais comme des points de départ solides que vous pourrez (et devrez !) adapter à votre propre réalité.

 

Deux sections comparant SaaS B2B (critères d'entreprise/démo) et E-commerce (emails promotionnels, taux). Schéma de segmentation.

 

L'idée est simple : vous montrer comment on attribue des points de manière logique, en croisant les informations sur le profil d'un contact avec les signaux qu'il envoie par son comportement. Que vous vendiez un logiciel à des entreprises ou des t-shirts à des particuliers, vous verrez que les principes de base sont assez similaires.

Exemple pour une entreprise SaaS B2B

Dans le monde du B2B, et tout particulièrement pour un éditeur de logiciels, le cycle de vente peut s'étirer sur des mois et impliquer plusieurs interlocuteurs. Votre scoring doit donc être capable de flairer non seulement l'intérêt, mais aussi le pouvoir de décision du contact et, bien sûr, la pertinence de son entreprise pour votre business.

On cherche finalement à répondre à deux questions clés : "Est-ce que ce prospect travaille dans une boîte qui a le bon profil pour devenir cliente ?" et "Montre-t-il des signes concrets qu'il est en phase de recherche active d'une solution comme la nôtre ?".

Pour y voir plus clair, voici une grille de scoring que j'ai souvent vue fonctionner dans ce contexte.


Exemple de modèle de Lead Scoring pour une entreprise SaaS B2B

Ce tableau illustre un système de points réaliste pour une entreprise SaaS, mêlant des critères comportementaux (ce que le lead fait) et firmographiques (ce que le lead est) avec des pondérations spécifiques pour qualifier les prospects les plus chauds.

Critère / Action Type de Donnée Points Attribués
Poste "Directeur", "CEO", "VP" Firmographique +20
Taille entreprise : 50-500 employés Firmographique +15
Secteur : Technologie, E-commerce Firmographique +10
Utilise une technologie concurrente Firmographique +5
Demande de démo Comportemental +50
Visite de la page "Tarifs" Comportemental +20
Téléchargement d'une étude de cas Comportemental +10
Inscription à un webinaire Comportemental +10
Adresse email générique (gmail, etc.) Firmographique -10
Visite de la page "Carrières" Comportemental -50

Ici, une demande de démo est l'action qui a le plus de poids, et de loin. C'est un signal d'achat tellement fort qu'il doit immédiatement déclencher une alerte chez vos commerciaux. Un prospect qui visite la page carrière, en revanche, est probablement un chercheur d'emploi, d'où le score négatif massif.


Exemple pour un site e-commerce B2C

Pour un site de vente en ligne, le jeu est totalement différent. On parle de volumes de contacts bien plus importants et de cycles de décision beaucoup plus courts, souvent impulsifs. Le scoring doit donc se concentrer sur l'historique d'achat et l'engagement récent pour repérer les clients fidèles à chouchouter et les prospects qui sont à deux doigts de craquer.

L'objectif est de segmenter finement la base de données pour personnaliser les campagnes marketing. Qui mérite un code promo exclusif ? Qui a besoin d'une petite relance après avoir abandonné son panier ?

En B2C, le scoring n'est pas tant un outil de qualification pour les commerciaux qu'un véritable moteur de personnalisation pour le marketing. Il permet d'automatiser des campagnes ultra-ciblées qui font grimper la valeur vie client (LTV).

Voici à quoi une grille de scoring B2C pourrait ressembler :

  • Premier achat réalisé : +30 points (C'est le passage de prospect à client, l'étape la plus cruciale !)
  • Abonnement à la newsletter : +10 points (Un signe clair d'intérêt pour la marque)
  • Ajout d'un produit au panier : +15 points (Forte intention d'achat, à ne pas laisser filer)
  • Visite de la catégorie "Nouveautés" : +5 points (Montre de la curiosité pour l'offre actuelle)
  • Clic sur un email promotionnel : +5 points (Indique une bonne réceptivité aux offres)
  • Panier abandonné depuis 24h : +20 points (Le moment parfait pour envoyer un email de relance)
  • Inactivité depuis plus de 90 jours : -25 points (Ce client est en train de vous oublier, il faut réagir)

Ces modèles B2B et B2C ne sont, bien sûr, que des exemples. La vraie magie du lead scoring opère lorsque vous les ajustez à votre propre activité. C'est d'ailleurs devenu une pratique essentielle en France. Selon une étude de DemandGen Report, les entreprises qui l'utilisent voient leurs opportunités de vente augmenter de 20 %. Il n'est donc pas étonnant que 41 % des entreprises françaises le considèrent comme une priorité dans leur CRM. Si vous voulez creuser le sujet, je vous conseille de jeter un œil à ces analyses détaillées sur la réussite commerciale via le scoring.

Maintenant que les bases sont posées, l'étape suivante consiste à surveiller, analyser et faire évoluer ces modèles pour qu'ils restent toujours aussi pertinents qu'au premier jour.

Analyser et faire évoluer votre modèle de scoring

 

Ça y est, votre système de lead scoring tourne dans votre CRM. C’est une première victoire, mais le plus gros du travail commence maintenant. L’une des erreurs les plus classiques est de considérer ce modèle comme une vérité absolue, gravée dans le marbre. C'est tout le contraire.

Votre marché bouge, vos produits évoluent, et le comportement de vos prospects aussi. Votre scoring doit donc être un organisme vivant, qui respire et s’adapte en permanence. Cette optimisation n'est pas une corvée, c'est ce qui assure la pertinence et la performance de votre machine commerciale sur le long terme.

Suivre les bons indicateurs de performance

Pour savoir si votre scoring fait mouche, il faut le mesurer. L’intuition a ses limites ; ce sont les données qui vous diront la vérité. Ces quelques KPIs sont vos meilleurs alliés pour savoir où et comment ajuster le tir.

Pensez à intégrer ces métriques à votre tableau de bord :

  • Le taux de conversion MQL vers SQL : C'est le juge de paix. Combien de leads que le marketing juge « qualifiés » (MQL) sont réellement validés par les commerciaux (SQL) ? Un taux qui dégringole est le premier signe d'un décalage entre la perception du marketing et la réalité du terrain.
  • La durée du cycle de vente par tranche de score : En théorie, un lead avec un score élevé devrait closer plus vite. Si ce n'est pas le cas, ou si vous constatez que des leads à faible score signent en un temps record, il y a de fortes chances que votre système de pondération soit à revoir.
  • Le taux de closing final par score : Regardez simplement le pourcentage de leads qui deviennent clients en fonction de leur score initial. C'est le meilleur moyen de valider (ou d'invalider) les seuils que vous avez fixés pour qu'un lead devienne MQL.

Identifier les failles et les angles morts

Les chiffres vous donnent une vue d'hélicoptère. Maintenant, il faut mettre les mains dans le cambouis et analyser les « anomalies ». Ce sont souvent elles qui révèlent les plus grandes pistes d'amélioration.

Pour commencer, posez-vous les bonnes questions :

  • Qui sont ces clients qui ont signé alors qu'ils avaient un score très bas ? Isolez ces profils et retracez leur parcours. Vous découvrirez peut-être une action décisive ou un critère firmographique que vous aviez totalement sous-estimé.
  • Quels sont les MQL systématiquement refusés par les commerciaux ? Cherchez leurs points communs. Peut-être que le téléchargement de ce fameux livre blanc, auquel vous donnez 20 points, attire surtout des étudiants et des curieux, mais rarement des acheteurs sérieux.

Cette petite enquête de terrain est essentielle pour débusquer les angles morts de votre modèle et l'ajuster pour qu'il colle enfin à la réalité.

Le feedback de votre équipe commerciale n'est pas une option, c'est une mine d'or. Ce sont eux qui sont au front, qui parlent aux prospects chaque jour. Leurs retours qualitatifs sont indispensables pour affiner votre scoring et éviter qu'il ne devienne une simple contrainte administrative.

La puissance du feedback qualitatif

Les données, c'est bien. Mais elles ne disent pas tout. L'ingrédient secret d'un lead scoring CRM qui cartonne, c'est le dialogue permanent avec l'équipe de vente. Leurs ressentis et leurs intuitions valent souvent bien plus que n'importe quel rapport.

Inutile de créer des processus complexes. Mettez en place des rituels simples :

  • Organisez des réunions mensuelles "Marketing-Ventes" dont le seul sujet est la qualité des leads.
  • Créez un canal Slack ou Teams dédié où un commercial peut signaler en deux clics un lead mal qualifié et expliquer pourquoi.
  • Prenez le temps, pour l'équipe marketing, de participer à des sessions d'écoute d'appels commerciaux. Rien de tel pour comprendre les vraies objections et motivations des prospects.

En combinant l'analyse froide des KPIs avec les retours chauds du terrain, vous instaurez une boucle d'amélioration continue. Votre scoring cesse d'être un simple algorithme pour devenir un véritable pilier stratégique qui grandit et s'affine en même temps que votre entreprise.

Le lead scoring CRM en pratique : vos questions, nos réponses

Même après avoir suivi un guide détaillé, il reste souvent des questions très concrètes. C'est tout à fait normal. Mettre en place un système de lead scoring dans son CRM n'est pas une science exacte au départ, c'est un processus qui s'affine avec le temps.

Cette section est là pour lever les derniers doutes et répondre aux interrogations qui reviennent le plus souvent sur le terrain.

Par quel score un nouveau lead doit-il commencer ?

C'est la question que tout le monde se pose au démarrage. La réponse est simple : zéro. Quand un nouveau contact arrive dans votre base, il n'a encore rien fait pour montrer son intérêt ou prouver qu'il correspond à votre cible.

Partir de zéro, c'est s'assurer que chaque point accumulé par la suite est le fruit d'une action concrète ou d'une information pertinente. Cela garantit une base neutre et objective, où le score reflète uniquement les signaux que le prospect envoie au fil de son parcours avec vous.

Comment doit-on gérer les scores négatifs ?

N'ayez pas peur d'utiliser le scoring négatif. C'est un outil incroyablement efficace pour faire le tri, mais il est souvent négligé. Attribuer des points en moins pour des actions qui disqualifient un contact est une pratique saine. Par exemple, un prospect qui visite votre page "Carrières" n'est probablement pas un client potentiel. Un petit -10 ou -15 points est tout à fait justifié.

Le scoring négatif n'est pas là pour punir, mais pour filtrer. C'est le meilleur moyen de protéger le temps précieux de vos commerciaux en écartant automatiquement les étudiants, les concurrents ou les candidats à un poste.

Au final, cela vous aide à garder une base de données saine et à ne présenter à votre équipe que des contacts qui valent vraiment la peine d'être appelés.

À quelle fréquence faut-il revoir son modèle de scoring ?

Votre modèle de scoring n'est pas gravé dans le marbre. Votre marché bouge, vos produits évoluent, et le comportement de vos clients aussi. D'expérience, une révision complète du système tous les trimestres est un excellent rythme.

L'important est de faire de ce rendez-vous un point de synchronisation incontournable entre le marketing et les ventes. C'est le moment d'ouvrir les capots et de regarder ce qui fonctionne... ou pas.

  • Que disent les chiffres ? Analysez vos KPIs, notamment le taux de conversion des leads qualifiés (MQL) en opportunités commerciales (SQL). Est-ce que les leads avec les meilleurs scores sont vraiment ceux qui signent ?
  • Qu'en pensent les commerciaux ? Ils sont en première ligne. Demandez-leur quels leads étaient excellents et lesquels leur ont fait perdre du temps. Leurs retours qualitatifs sont une mine d'or.
  • Quels ajustements faire ? Faut-il augmenter le poids d'une action spécifique ? Le téléchargement de votre nouvelle étude de cas devrait-il valoir plus de points ?

Cette routine trimestrielle transforme votre système de lead scoring CRM d'un simple outil technique à un véritable moteur de performance, toujours en phase avec vos objectifs et la réalité du terrain.


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