Votre go market strategy pour trouver vos premiers clients B2B

Votre go market strategy pour trouver vos premiers clients B2B

Une stratégie go-to-market est bien plus qu'un simple plan. C'est votre feuille de route pour aligner parfaitement votre produit, votre message et vos actions commerciales. L'objectif ? Toucher le segment de marché qui n'attend que vous. C'est ce qui transforme une idée brillante en une machine à revenus prévisible, en décidant à l'avance qui sont vos clients, où les dénicher et comment leur parler de manière percutante.

Pourquoi votre croissance B2B dépend d'une stratégie go-to-market

Image comparant une prospection commerciale désordonnée à une stratégie de mise sur le marché organisée avec succès.

Lancer un produit B2B sans une stratégie go-to-market (GTM), c'est un peu comme se lancer en mer sans boussole ni carte. On risque de s'épuiser et de dépenser un budget précieux à courtiser des prospects qui, au fond, n'ont ni le besoin, ni l'envie, ni les moyens d'acheter. C'est la recette assurée pour des résultats décevants et une grosse perte de temps.

Une bonne stratégie GTM vous oblige à vous poser les bonnes questions bien avant d'envoyer le premier e-mail de prospection. Ce n'est pas un document qui finit au fond d'un tiroir, mais un véritable outil de pilotage. Il garantit que chaque action commerciale est menée avec une intention claire et une cible précise.

Les dangers de l'improvisation

Quand une GTM claire fait défaut, les entreprises foncent tête baissée dans les mêmes écueils. Le coût d'acquisition client (CAC) grimpe en flèche, car les équipes commerciales s'épuisent sur des leads mal qualifiés. Les cycles de vente s'éternisent, simplement parce que les prospects ne saisissent pas la valeur réelle de l'offre.

Concrètement, voici le scénario catastrophe d'une prospection à l'aveugle :

  • Un message bateau qui ne résonne avec personne et atterrit directement dans les spams.
  • Des ressources gaspillées dans des campagnes marketing et commerciales qui tirent à côté de la cible.
  • Des équipes frustrées qui ont le sentiment de brasser de l'air, sans aucun retour concret.

La stratégie GTM n'est pas une contrainte, c'est une discipline. Elle impose de faire des choix stratégiques qui décuplent l'efficacité de chaque euro et de chaque heure investis dans votre croissance.

La GTM, votre boussole vers des revenus prévisibles

Au final, l'objectif d'une stratégie go-to-market est simple : rendre votre acquisition de clients prévisible. En définissant avec une précision chirurgicale votre Profil de Client Idéal, le problème que vous résolvez pour lui, et comment communiquer cette valeur, vous bâtissez un modèle de croissance que vous pourrez répliquer.

Cette approche structurée est la pierre angulaire pour passer à l'échelle. Elle vous aide non seulement à signer vos premiers contrats, mais aussi à poser des fondations solides pour en acquérir des centaines d'autres. Pour creuser le sujet, notre guide sur la stratégie de génération de leads est un excellent complément.

Aujourd'hui, il est impensable de se passer d'outils basés sur la donnée pour exécuter ces stratégies avec la précision nécessaire.

Définir le client idéal que vous pouvez réellement aider

Toute bonne stratégie de prospection outbound repose sur une idée simple, mais trop souvent négligée : parler aux bonnes personnes. Se lancer tête baissée sans savoir qui on vise, c'est le meilleur moyen de griller son budget et sa motivation en un temps record. L'objectif n'est pas d'arroser large, mais de frapper juste.

Cette première étape est cruciale : on va construire ensemble votre Profil de Client Idéal (ICP). Et je ne parle pas de descriptions floues comme "les PME de la tech". Non, on va créer un véritable portrait-robot, basé sur des critères concrets, qui vous permettra d'identifier vos futurs clients avec une précision chirurgicale.

Aller au-delà des critères de base

Pour qu'un ICP soit vraiment utile pour votre prospection, les données firmographiques classiques (secteur, taille, CA) ne suffisent plus. Il faut aller chercher des signaux plus fins, plus dynamiques, qui trahissent un besoin ou une opportunité imminente.

Imaginez ces critères comme des calques que vous superposez :

  • Les données firmographiques : C'est la fondation. Par exemple, une entreprise SaaS B2B, entre 50 et 200 employés, basée en France. C'est un bon début.
  • Les données technographiques : Quelles technologies utilisent-ils ? La présence d'un CRM comme HubSpot ou d'un outil de marketing automation révèle une certaine maturité. C'est un indice précieux que votre solution peut s'intégrer ou répondre à un besoin déjà identifié.
  • Les signaux de croissance : Voilà les déclencheurs les plus puissants. Une entreprise qui vient de boucler une levée de fonds en série B aura forcément du budget à dépenser. Une vague de recrutements sur des postes clés, comme des Sales Development Representatives (SDR), c'est le signal clair d'une ambition d'accélérer.

En croisant ces informations, votre cible passe de "une PME" à "une entreprise SaaS française de 100 personnes, qui utilise HubSpot, a levé des fonds il y a moins de 6 mois et recrute 3 SDR". La différence est énorme. Votre approche devient instantanément plus pertinente.

Lier l'ICP à votre proposition de valeur

Une fois que vous savez à qui vous parlez, la question devient : quel problème précis et douloureux réglez-vous pour cette personne ? Votre proposition de valeur, ce n'est pas un catalogue de fonctionnalités. C'est la solution directe à une frustration ou à un objectif business de votre client idéal.

Un ICP précis vous fait passer d'un message générique ("Notre outil vous fait gagner du temps") à un message ultra-ciblé ("J'ai vu que vous recrutiez des SDR. Notre plateforme divise leur temps de recherche de prospects par deux, ce qui leur permet de se concentrer sur les appels dès le premier jour.").

L'idée, c'est que votre prospect ne voie pas un énième e-mail de vente, mais la solution évidente à un problème qui l'empêche de dormir. Chaque élément de votre ICP doit nourrir la pertinence de votre message. Si vous ciblez des directeurs marketing, parlez leur langue : génération de MQL, coût par lead, alignement ventes-marketing.

Créer un portrait-robot actionnable

Rassemblez toutes ces infos dans un document simple que vous pourrez partager avec toute votre équipe. Voici un exemple concret pour une boîte qui vend un outil d'automatisation de la prospection.

Critère Description
Titre du poste Head of Sales, Directeur Commercial
Secteur Logiciels B2B (SaaS), Services IT
Taille de l'entreprise 50-250 employés
Localisation France, Belgique, Suisse
Technologies utilisées HubSpot, Salesforce, Pipedrive
Signaux clés Recrutement actif de SDR/commerciaux, Levée de fonds récente (< 1 an), Mention de "croissance" ou "expansion" dans les actualités de l'entreprise.
Problème principal Coût d'acquisition client trop élevé, cycle de vente trop long, difficulté à générer un flux constant de leads qualifiés.

Ce tableau n'est pas qu'un simple guide, c'est un véritable filtre. Il va vous permettre d'utiliser des outils de sales intelligence pour construire des listes de prospects qui collent à 100 % à votre cible. C'est la seule façon de constituer une base de données email d'entreprise qui tienne la route.

L'enjeu est de taille. En France, la prospection commerciale est une priorité stratégique pour 60 % des dirigeants. Le problème, c'est que les commerciaux passent un temps fou sur des tâches qui ne sont pas de la vente pure. Définir un ICP au cordeau, c'est concentrer leurs efforts là où l'impact est maximal. Pour aller plus loin, ces données sur la prospection illustrent bien les défis du secteur.

Cette définition rigoureuse est le socle de toute votre stratégie go-to-market. Sans elle, les meilleurs outils et les messages les plus percutants tomberont à plat. C'est l'étape qui fait passer la prospection du hasard à une science prédictible.

Mettre en place votre machine de prospection outbound

Votre Profil de Client Idéal (ICP) et votre proposition de valeur sont clairs ? Parfait. Maintenant, il est temps de passer à la mécanique. La plus brillante des stratégies reste une simple vue de l’esprit sans les bons outils pour l’exécuter. Construisons ensemble le moteur qui va alimenter votre prospection : votre "stack" technologique.

Le but ici n'est pas d'empiler les logiciels, mais de créer un système fluide et intelligent. Au cœur de cette machine, on retrouve les plateformes d'intelligence commerciale. Pensez-y comme le cerveau de votre go-to-market strategy, capables de transformer des données brutes en véritables opportunités.

Agréger la donnée pour créer des listes chirurgicales

La première étape est de construire des listes de prospects qui ne sont pas juste "bonnes", mais parfaitement adaptées. Oubliez la recherche manuelle, ce gouffre à temps et à énergie pour vos équipes de vente. Le jeu a complètement changé.

Des outils comme Scraap.ai permettent aujourd'hui d'agréger en temps réel des informations provenant de multiples sources :

  • LinkedIn Sales Navigator pour les données professionnelles et la structure des entreprises.
  • Des sites spécialisés et annuaires pour des détails sectoriels pointus.
  • L’actualité des entreprises pour flairer les signaux d'achat (levées de fonds, lancements, nominations).

Ce processus vous permet de transformer les critères de votre ICP en une liste de contacts prête à l'emploi en quelques minutes, pas en plusieurs jours. C'est un gain de productivité énorme qui libère vos commerciaux pour qu'ils se concentrent sur leur cœur de métier : vendre. Pour aller plus loin, jetez un œil à notre sélection des meilleurs outils de prospection commerciale qui pourraient compléter votre arsenal.

Transformer la donnée brute en information fiable

Avoir une liste de noms et d'entreprises, c'est bien, mais ça ne suffit pas. Pour lancer une campagne outbound qui convertit, il vous faut des coordonnées fiables et vérifiées. C'est là que l'enrichissement automatisé entre en scène.

L'enrichissement de données, c'est un peu l'alchimie de la prospection moderne. On prend une simple liste de prospects et on la transforme en une base de contacts en or, avec des emails professionnels vérifiés et des lignes directes, prête à être activée.

Cette étape est cruciale. Envoyer des messages à des adresses invalides plombe votre réputation d'expéditeur et garantit que votre message n'arrivera jamais à destination. Une bonne machine de prospection intègre des garde-fous pour s'assurer que chaque contact est valide avant même d'envoyer le premier e-mail.

Le schéma ci-dessous résume bien ce flux : on part de la donnée, on affine la cible, et on délivre le bon message.

Diagramme de processus en trois étapes pour le profil client idéal: données, cible, et message. Les étapes sont numérotées 1, 2 et 3.

On voit bien comment chaque brique s'appuie sur la précédente pour aboutir à une prospection pertinente et efficace.

Saisir les signaux d'achat pour prioriser vos efforts

En vente B2B, le timing, c'est tout. Contacter une entreprise au moment précis où elle cherche une solution comme la vôtre peut multiplier par dix vos chances de succès. C'est tout l'enjeu de la détection des signaux d'intention.

Votre moteur de prospection doit être capable de repérer ces fameux "déclencheurs" qui sentent bon l'opportunité.

Quelques exemples de signaux puissants :

  1. Une entreprise recrute massivement des commerciaux. C'est le signe clair qu'elle investit dans sa croissance. Elle aura donc probablement besoin d'outils pour rendre sa nouvelle équipe plus performante.
  2. Une annonce de levée de fonds. L'entreprise vient de recevoir du capital frais et a un plan de développement à exécuter. C'est le moment idéal pour se positionner.
  3. Un changement de poste clé. Un nouveau "Head of Sales", par exemple, voudra souvent marquer son territoire en adoptant de nouvelles solutions pour améliorer les processus.

Ces signaux vous permettent de concentrer vos efforts sur les comptes les plus "chauds" et de personnaliser votre approche pour qu'elle soit incroyablement pertinente.

L'intégration CRM, la clé d'une vision à 360 degrés

Votre machine de prospection ne peut pas tourner en solitaire. Elle doit être parfaitement connectée à votre CRM, que ce soit HubSpot, Salesforce ou Pipedrive. Cette intégration n'est pas une option, elle est indispensable.

Elle garantit que chaque interaction, chaque e-mail envoyé, chaque réponse reçue est automatiquement consignée dans la fiche du contact.

Cette synchronisation a des avantages décisifs :

  • Aucun lead ne passe à travers les mailles du filet. Chaque prospect est tracé, assigné et suivi.
  • Une vision complète du parcours client. L'équipe commerciale a tout l'historique sous les yeux pour personnaliser son discours.
  • Des données fiables pour le pilotage. Vous pouvez enfin mesurer avec précision le retour sur investissement de vos campagnes.

L'objectif final est de créer un flux de données sans couture, de la découverte du prospect jusqu'à la signature du contrat.

En assemblant ces différentes briques – agrégation, enrichissement, signaux et intégration CRM – vous ne construisez pas juste un assemblage d'outils. Vous mettez sur pied un véritable moteur d'acquisition, une machine prédictible qui alimente en continu votre pipeline commercial avec des leads de haute qualité. C'est cette infrastructure qui va donner vie à votre go-to-market strategy et la transformer en résultats concrets.

Orchestrer vos campagnes sur les bons canaux

Séquence de communication omnicanal sortante centrée sur une personne, incluant e-mail, réseaux sociaux et calendrier.

Avoir une liste de prospects en or, c'est bien. C'est même une excellente première étape. Mais soyons clairs, le plus dur commence maintenant. Comment transformer cette liste de noms en véritables conversations ? C'est tout l'enjeu de l'orchestration de vos campagnes sur les bons canaux, un pilier de votre go-to-market strategy.

L'époque où l'on pouvait se contenter d'envoyer des emails en masse ou de marteler LinkedIn est révolue. Aujourd'hui, la seule approche qui fonctionne est omnicanale, intelligente et totalement centrée sur le prospect. L'idée n'est pas de bombarder votre cible, mais de tisser une toile d'interactions cohérentes qui multiplie les points de contact et maximise vos chances de réponse.

Maîtriser l'art de l'e-mail à froid

L'e-mail reste un outil d'une puissance redoutable en B2B, à condition de l'utiliser avec finesse. Oubliez les longs pavés de texte qui ne parlent que de vous. Un e-mail de prospection qui convertit est court, direct, et entièrement tourné vers la résolution du problème de votre interlocuteur.

Voyez l'objet de votre e-mail comme la bande-annonce d'un film : il doit piquer la curiosité sans être un piège à clics. Un objet comme "Question sur votre stratégie SDR" aura toujours plus d'impact qu'un titre générique.

Le corps du message doit aller droit au but :

  • La première phrase est votre preuve. Montrez que vous avez fait vos devoirs. Une mention simple d'un signal identifié suffit : "J'ai vu que vous recrutiez un Head of Sales...".
  • La deuxième phrase expose le problème. Faites le lien entre ce signal et une douleur potentielle : "...ce qui implique souvent de devoir structurer un pipeline prévisible rapidement."
  • La troisième phrase apporte la solution. Présentez votre offre de manière concise, comme la réponse logique à ce problème.
  • L'appel à l'action doit être simple. Proposez une étape facile, à faible engagement. "Ouvert à en discuter 15 minutes la semaine prochaine ?" fonctionne très bien.

Une bonne séquence d'e-mails n'est pas du harcèlement. C'est un apport de valeur continu. Chaque relance doit introduire un nouvel élément : un cas client, un article pertinent, une statistique surprenante. Le but est de rester présent à l'esprit de votre prospect en étant utile, pas insistant.

Utiliser LinkedIn comme un connecteur humain

LinkedIn est bien plus qu'un simple annuaire professionnel. C'est avant tout un réseau social où l'on peut – et l'on doit – construire une relation avant de proposer quoi que ce soit. La règle d'or : apporter de la valeur avant de demander.

Plutôt que d'envoyer une demande de connexion avec un pitch commercial bateau, adoptez une approche plus subtile. Interagissez avec le contenu de votre prospect. Un commentaire intelligent et pertinent sur l'un de ses posts aura bien plus d'impact qu'un message privé standard.

Quelques techniques pour vraiment sortir du lot sur LinkedIn :

  • Les messages vocaux : Ils sont personnels, se démarquent instantanément et montrent que vous y mettez du vôtre. Un court message vocal pour vous présenter après que votre demande a été acceptée est d'une efficacité redoutable.
  • Les vidéos personnalisées : Avec un outil comme Loom, enregistrez une vidéo de 30 secondes montrant quelque chose de spécifique sur le site ou le profil de votre prospect. L'effet "wow" est garanti.
  • L'interaction ciblée : Suivez vos prospects clés et engagez-vous régulièrement avec leurs publications. Le jour où vous les contacterez en privé, vous ne serez plus un parfait inconnu.

Pour orchestrer tout cela, s'appuyer sur les meilleurs outils de marketing automation n'est pas une option, c'est une nécessité pour soutenir votre croissance.

Comparaison des canaux d'acquisition outbound

Pour bien visualiser les forces en jeu, voici un tableau comparatif simple entre les deux canaux principaux de l'outbound B2B.

Canal Avantages Inconvénients Meilleure Pratique
LinkedIn Ciblage ultra-précis, contexte professionnel fort, possibilité d'interaction "chaude" avant le contact direct, humanisation des échanges. Volume de messages plus faible, risque d'être perçu comme intrusif si mal fait, saturation sur certains profils très sollicités. Approche "donner avant de recevoir" : commenter, liker, interagir. Utiliser les messages vocaux et vidéo pour se démarquer.
Emailing Scalabilité (envoi à grand volume), canal direct et formel, idéal pour partager des contenus riches (cas clients, articles). Taux d'ouverture et de réponse plus faibles, forte concurrence dans la boîte de réception, nécessite un copywriting parfait pour émerger. E-mails courts, hyper-personnalisés basés sur des signaux d'affaires. Relances apportant de la valeur à chaque étape.

Ce tableau montre bien qu'il ne s'agit pas de choisir l'un ou l'autre, mais de les faire jouer en synergie.

La synergie omnicanale pour décupler l'impact

Le vrai pouvoir ne réside pas dans un canal unique, mais dans leur combinaison intelligente. Une stratégie omnicanale bien pensée crée une expérience fluide pour le prospect, où chaque interaction renforce la précédente.

Imaginez ce scénario concret :

  1. Jour 1 : Vous visitez le profil LinkedIn de votre prospect. Il reçoit une notification, votre nom apparaît une première fois.
  2. Jour 2 : Vous lui envoyez une demande de connexion avec une note personnalisée simple, qui ne vend rien.
  3. Jour 4 : Il accepte. Vous envoyez un e-mail court en mentionnant l'un de ses récents posts sur LinkedIn pour briser la glace.
  4. Jour 7 : Pas de réponse ? Vous laissez un commentaire pertinent sur l'un de ses nouveaux posts pour vous rappeler à son bon souvenir.
  5. Jour 9 : Vous envoyez un e-mail de relance avec un cas client ultra-pertinent pour son secteur d'activité.

Cette approche est infiniment moins intrusive et bien plus efficace qu'une rafale d'e-mails génériques. Chaque point de contact est justifié et s'appuie sur le contexte créé précédemment. C'est en tissant cette toile d'interactions que votre go-to-market strategy prend vie et transforme des contacts froids en véritables opportunités commerciales.

Mesurer et ajuster : le pilotage de votre stratégie par la donnée

Lancer une stratégie go-to-market, c'est un peu comme mettre un navire à l'eau. Le plan de construction peut être parfait, mais c'est la confrontation avec la mer qui révèle sa véritable navigabilité. Votre stratégie n'est pas un document figé ; c'est une hypothèse de départ qu'il va falloir éprouver et affiner en continu.

Naviguer sans instruments, c'est le meilleur moyen de se perdre. Dans notre cas, ces instruments, ce sont les données. Ce sont elles qui vont transformer vos intuitions en certitudes et vos efforts en résultats tangibles. Pour cela, il faut se concentrer sur les bons indicateurs de performance (KPIs), ceux qui racontent la véritable histoire de votre conquête commerciale.

Les métriques qui comptent vraiment : faire le tri entre l'activité et l'impact

Trop d'équipes commerciales se noient dans un océan de chiffres. On suit tout, on mesure tout, et au final, on ne sait plus ce qui compte vraiment. La première discipline à s'imposer, c'est de faire la distinction entre les métriques qui mesurent l'effort et celles qui mesurent le résultat.

Un taux d'ouverture de 45 % sur vos emails ? C'est flatteur, mais si personne ne répond, c'est ce qu'on appelle une "vanity metric". C'est joli sur un rapport, mais ça ne paie pas les factures.

Il faut donc dissocier clairement deux familles d'indicateurs.

Les indicateurs d'activité (vos diagnostics quotidiens) :

  • Taux d'ouverture des emails : Est-ce que vos objets d'email donnent envie de cliquer ? Votre base de contacts est-elle de qualité ?
  • Taux de réponse : Votre message est-il assez percutant pour déclencher une réaction ?
  • Taux d'acceptation sur LinkedIn : Votre ciblage est-il précis ? Votre note d'invitation est-elle convaincante ?

Ces chiffres sont essentiels pour optimiser vos actions au jour le jour. Si l'un d'eux est dans le rouge, vous savez exactement quel levier actionner.

Les indicateurs d'impact (le vrai thermomètre du business) :

  • Nombre de rendez-vous qualifiés générés : Le premier marqueur concret d'un intérêt commercial. C'est le Graal de la prospection.
  • Taux de conversion (de RDV à opportunité) : Vos commerciaux arrivent-ils à transformer une discussion en un projet concret et chiffrable ?
  • Coût d'Acquisition Client (CAC) : Combien vous coûte, au final, la signature d'un nouveau client ? C'est le juge de paix de votre rentabilité.
  • Durée du cycle de vente : Quel est le délai moyen entre le premier contact et la signature ?

Ce sont ces indicateurs qui valident (ou invalident) votre stratégie et qui justifient vos investissements.

Votre cockpit : construire un tableau de bord simple et actionnable

Pas besoin d'un logiciel hors de prix pour commencer. Un simple tableau, bien pensé, peut suffire à visualiser votre entonnoir de prospection. L'objectif est de cartographier chaque étape clé de votre processus, du premier "bonjour" à la signature du contrat, et de mesurer les taux de passage entre elles.

Prenons un exemple concret :

  1. Prospects contactés : 1000
  2. Réponses positives obtenues : 50 (soit 5 % de taux de réponse)
  3. Rendez-vous qualifiés : 15 (soit 30 % de conversion des réponses en RDV)
  4. Opportunités créées dans le CRM : 5 (soit 33 % de conversion des RDV en opportunités)
  5. Clients signés : 2 (soit 40 % de taux de closing)

Avec ce genre de vue, vous repérez immédiatement les goulots d'étranglement. Le taux de réponse est faible ? Il faut retravailler le message ou le ciblage. Vous perdez trop de monde entre le RDV et l'opportunité ? C'est peut-être que l'alignement entre votre promesse et le besoin réel n'est pas si bon que ça.

Pensez à votre tableau de bord non pas comme un simple rapport, mais comme un outil de diagnostic. Il ne vous donne pas seulement des chiffres, il vous pose les bonnes questions et vous oriente vers les actions qui auront le plus d'impact.

L'état d'esprit "test and learn" : la clé du succès à long terme

L'analyse de ces données n'a de sens que si elle alimente une culture de l'expérimentation. Votre stratégie go-to-market initiale n'est qu'une version 1.0. Chaque campagne, qu'elle soit un succès ou un échec, est une mine d'or d'apprentissages.

Prenez l'habitude de vous poser ces questions, encore et encore :

  • Notre ICP est-il toujours pertinent ? Si les prospects qui signent le plus vite partagent un critère qu'on avait sous-estimé (taille d'équipe, technologie utilisée, etc.), il est temps de mettre à jour notre cible.
  • Notre message est-il le bon ? Lancez des campagnes d'A/B testing sur vos accroches ou vos propositions de valeur. Laissez les chiffres vous dire ce qui résonne le mieux sur le marché.
  • Quel canal est le plus rentable ? Comparez les performances de l'email et de LinkedIn. Ne vous arrêtez pas au volume de réponses, mais allez jusqu'au bout : quel canal vous amène les leads de meilleure qualité, ceux qui convertissent vraiment ?

C'est cette démarche itérative qui transformera votre machine d'acquisition en une véritable force de frappe, de plus en plus efficace au fil du temps. D'ailleurs, l'intelligence artificielle ne fait qu'accélérer cette dynamique : une étude montre que 83 % des équipes commerciales B2B qui l'utilisent constatent une augmentation de leur chiffre d'affaires. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les grandes tendances du marketing B2B.

Aujourd'hui, piloter par la donnée n'est plus une option. C'est simplement la condition indispensable pour construire une croissance saine et durable.

Les questions qu'on se pose toujours avant de se lancer

Même avec la meilleure feuille de route du monde, quelques questions persistent souvent avant d'appuyer sur l'accélérateur. J'ai rassemblé ici les interrogations les plus fréquentes pour vous aider à y voir clair et à lancer votre stratégie go-to-market en toute confiance.

Stratégie GTM ou plan marketing, c'est quoi la vraie différence ?

On a vite fait de tout mélanger, et pourtant, le périmètre n'a rien à voir. Le plan marketing, c'est le "comment" : comment on va se faire connaître et susciter de l'intérêt. On parle de campagnes, de canaux publicitaires, de création de contenu... C'est purement tactique.

La stratégie go-to-market, elle, est bien plus vaste. Elle définit le "qui" (le client), le "quoi" (le produit qu'on lui vend), à "quel prix", et via "quels canaux" de vente et de distribution. Le plan marketing n'est qu'un des outils pour y parvenir.

Pour faire simple, le plan marketing est une pièce du puzzle. La stratégie GTM, c'est l'image complète sur la boîte. Elle s'assure que toutes les pièces – produit, vente, marketing, support – s'emboîtent parfaitement pour aller chercher le marché.

Faut-il démarrer avec un ICP très précis ou voir plus large ?

C'est l'erreur classique : vouloir plaire à tout le monde dès le début. Pour démarrer, la clé est de se concentrer sur un Profil de Client Idéal (ICP) extrêmement précis. Il faut viser une niche où la douleur que vous résolvez est si vive que votre solution devient une évidence, presque une nécessité.

Un ICP trop large, c'est la garantie de diluer votre message et de rendre votre prospection inefficace. En vous concentrant sur une cible chirurgicale (par exemple, "les CTO de startups SaaS en série A, entre 20 et 50 salariés, qui développent en Ruby on Rails"), vous pouvez calibrer un message d'une pertinence absolue.

Ce n'est qu'une fois que vous avez validé votre approche sur cette niche, avec des résultats qui se répètent, que vous pourrez commencer à élargir progressivement le tir vers des segments de marché voisins.

En combien de temps peut-on espérer les premiers résultats ?

En prospection outbound, la patience est reine, mais il faut savoir où regarder. Une stratégie GTM bien ficelée doit produire des signaux positifs assez vite.

  • Dans les 30 premiers jours : Vous devriez déjà voir des taux de réponse encourageants. C'est le premier signe que votre ciblage est bon et que votre message intrigue. Si ça répond, vous êtes sur la bonne voie.
  • Entre 30 et 90 jours : Les premiers rendez-vous qualifiés doivent commencer à apparaître dans les agendas. C'est la preuve que votre proposition de valeur parle à votre ICP.
  • Après 90 jours : Normalement, les premiers contrats devraient être signés. C'est la validation de tout votre tunnel de vente, du premier contact à la signature.

Bien sûr, ce sont des moyennes. Mais si après un mois, c'est le silence radio, n'attendez pas. C'est le signal qu'il faut revoir d'urgence votre ciblage ou votre message.

Comment s'assurer que notre prospection respecte le RGPD ?

On entend tout et son contraire, mais soyons clairs : le RGPD n'interdit absolument pas la prospection B2B en Europe. Il l'encadre. Pour rester dans les clous, il suffit de respecter quelques règles de bon sens.

  1. La base légale : En B2B, vous pouvez contacter un prospect sur la base de "l'intérêt légitime". Concrètement, si votre offre est pertinente pour la fonction de la personne, vous avez un intérêt légitime à la contacter pour développer votre activité.
  2. La transparence : Votre premier message doit être limpide. Dites qui vous êtes, pourquoi vous le contactez et, surtout, comment il peut se désinscrire facilement.
  3. Le droit d'opposition : C'est non négociable. Chaque communication doit contenir un lien de désabonnement simple et visible. Si quelqu'un demande à ne plus être contacté, vous devez respecter sa décision immédiatement.

En ne collectant que des données professionnelles pertinentes et en suivant ces principes, votre prospection sera non seulement efficace, mais aussi parfaitement conforme.


Prêt à construire une machine d'acquisition qui trouve vos clients idéaux en pilote automatique ? Avec Scraap.ai, transformez votre stratégie go-to-market en un flux continu de prospects qualifiés. Découvrez notre plateforme et commencez à prospecter plus intelligemment, pas plus durement.

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