Trouver de nouveaux clients, au fond, c'est assez simple. Ça se résume à une démarche en trois temps : savoir exactement qui vous cherchez, comprendre où trouver cette personne, et enfin, l'approcher avec un message qui fait mouche. Quand on suit cette logique, la prospection cesse d'être une loterie pour devenir une machine bien huilée, prévisible et mesurable.
Avant toute chose, définissez votre client idéal
Partir à la chasse aux clients sans savoir qui vous visez ? C’est un peu comme prendre la mer sans carte ni boussole. Vous allez bouger, c'est sûr, mais probablement dans la mauvaise direction. La première étape, et de loin la plus cruciale, c'est de bâtir ce qu'on appelle un Profil Client Idéal (ou PCI).
Ce n'est pas juste une vague description. C'est un véritable portrait-robot de l'entreprise parfaite pour vous, basé sur des faits, des données, et non sur une intuition passagère.
Pourquoi ce profil est votre meilleur atout commercial
Pensez à votre PCI comme à la pierre angulaire de toute votre stratégie commerciale. Un profil bien ficelé change complètement la donne.
Concrètement, ça vous permet de :
-
Mettre vos efforts là où ça compte vraiment, sur les prospects qui ont le plus de chances de signer, au lieu de vous éparpiller.
-
Parler le même langage que vos prospects, en adressant leurs vrais problèmes et leurs objectifs avec une précision chirurgicale.
-
Faire le tri beaucoup plus vite, en identifiant immédiatement les entreprises qui ne sont tout simplement pas faites pour vous.
-
Augmenter vos taux de conversion à chaque étape du parcours, de la première prise de contact à la signature.
En France, avec la digitalisation, le jeu est devenu plus rude. Le coût pour acquérir un client (le fameux CAC) a grimpé de 222 % ces huit dernières années. Chaque euro dépensé doit être un euro bien investi. C’est pourquoi affiner sa cible n'est plus un luxe, mais une pure nécessité économique. D'ailleurs, 76 % des entreprises utilisent un CRM pour structurer leurs efforts, et tout commence par cette fameuse définition du client. Si vous voulez creuser ce sujet, il existe des analyses détaillées sur l'acquisition client qui valent le détour.
Les piliers de votre profil client idéal
Pour construire un PCI qui tient la route, la meilleure méthode est de regarder dans votre propre jardin. Prenez vos 5 à 10 meilleurs clients actuels – ceux avec qui tout est simple, rentable et agréable. Ensuite, cherchez leurs points communs en vous appuyant sur quelques critères clés.
Ne cherchez pas à plaire à tout le monde. Cherchez les quelques entreprises que vous pouvez aider mieux que n'importe qui d'autre. La vraie croissance est là.
C'est cette approche ciblée qui vous fera passer d'une prospection au hasard à une acquisition de clients prédictible.
Le tableau suivant vous aidera à structurer cette réflexion. Il décompose les éléments essentiels pour définir l'entreprise avec laquelle vous devriez travailler.
Les piliers du profil client idéal (PCI)
Tableau récapitulatif des composantes essentielles pour définir votre client idéal et guider votre prospection.
| Critère | Description | Exemple concret (SaaS B2B) |
|---|---|---|
| Firmographique | Les caractéristiques objectives de l'entreprise. | Startup tech en hypercroissance, entre 50 et 200 employés, située en Île-de-France, avec un chiffre d'affaires > 5 M€. |
| Technographique | La pile technologique qu'ils utilisent. | Utilise HubSpot pour le marketing, Salesforce comme CRM, mais pas d'outil de prospection automatisée. |
| Comportemental | Les signaux et actions qui trahissent un besoin. | Vient de lever des fonds (+10 M€), recrute activement des commerciaux ("Sales Development Representative"), publie des articles sur la "génération de leads". |
En combinant ces trois types de critères, vous obtenez un portrait beaucoup plus fin et actionnable. Vous ne cherchez plus "une PME dans la tech", mais "une startup qui vient de lever des fonds, qui recrute des SDR et qui utilise HubSpot". La différence est énorme.
Identifier et collecter des leads qualifiés à grande échelle
Savoir qui vous voulez cibler, c'est bien. Savoir où les trouver, c'est encore mieux. Une fois que votre Profil Client Idéal (ICP) est gravé dans le marbre, il est temps de passer à l'action et de commencer la chasse. On oublie tout de suite les listes de contacts génériques achetées sur un coup de tête ; l'objectif ici est de bâtir une base de données sur mesure, remplie de prospects qui correspondent parfaitement à vos critères.
La clé du succès ? Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Une stratégie de prospection solide repose sur la diversification des sources pour garantir un flux constant et pertinent de nouveaux leads.
Ce processus se résume finalement à trois grandes étapes : définir sa cible, l'identifier sur des canaux pertinents, puis préparer son approche.

Chaque étape nourrit la suivante, transformant ce qui peut sembler une montagne en un plan d'action clair et reproductible.
Où dénicher vos futurs clients ?
Pour beaucoup, le point de départ évident est LinkedIn, et surtout sa version premium, Sales Navigator. C'est une véritable mine d'or. Ses filtres ultra-précis permettent de cibler des entreprises et des décisionnaires avec une finesse redoutable, en se basant sur leur taille, secteur, géographie, et même les mots-clés qu'ils utilisent dans leurs profils.
Mais il serait dommage de s'arrêter là. D'autres gisements de leads, souvent moins explorés, sont tout aussi précieux.
-
Les annuaires professionnels spécialisés : Pensez aux registres de fédérations, aux listes d'exposants de salons professionnels ou à des bases de données purement sectorielles. Ce sont des sources qui regroupent des entreprises déjà pré-qualifiées par leur simple appartenance à un écosystème.
-
Les offres d'emploi : Une entreprise qui publie une annonce pour un "Responsable SEO" montre clairement qu'elle investit dans son marketing digital. Une autre qui cherche un "Administrateur Salesforce" utilise très probablement ce CRM. Les offres d'emploi sont de puissants signaux d'achat, de véritables pépites d'information.
-
Les sites des concurrents : Parcourir leurs études de cas, témoignages clients ou listes de partenaires, c'est comme obtenir une liste toute faite de prospects. Ces entreprises ont déjà prouvé qu'elles étaient intéressées par des solutions comme la vôtre.
La qualité de votre prospection est directement liée à la qualité de vos sources. Le temps que vous investissez à identifier les bons terrains de chasse est sans doute le plus rentable de tout le processus.
Transformer la collecte brute en liste de prospection exploitable
Identifier les bonnes sources, c'est la première étape. Le vrai défi, c'est ensuite de collecter et d'organiser ces informations. On est d'accord, copier-coller manuellement des centaines de profils est une perte de temps monumentale et une porte ouverte aux erreurs.
C'est là que les outils d'extraction, ou "scrapers", changent la donne. Ils automatisent la collecte de données publiques à grande échelle. Imaginez pouvoir extraire la liste de tous les participants d'un événement LinkedIn ou de toutes les entreprises d'un annuaire en ligne en quelques clics.
Mais une simple liste de noms et de sociétés ne suffit pas. L'étape cruciale qui suit est l'enrichissement. Il s'agit de compléter ces données brutes avec des informations essentielles pour votre approche :
-
L'adresse e-mail professionnelle et vérifiée : Indispensable pour lancer vos séquences de prospection.
-
Le numéro de téléphone direct : Parfait pour une approche plus personnalisée ou un suivi.
-
Des données firmographiques additionnelles : Par exemple, les technologies utilisées par l'entreprise ou des informations sur sa dernière levée de fonds.
Ce travail d'enrichissement transforme une liste de contacts basique en une base de données ultra-qualifiée, prête à être activée pour des campagnes de prospection ciblées et percutantes. Pour creuser le sujet, n'hésitez pas à consulter notre guide complet sur la stratégie de génération de leads, qui détaille ces aspects.
Automatiser pour se concentrer sur l'essentiel
Gérer manuellement l'extraction puis l'enrichissement devient vite un casse-tête. Des plateformes comme Scraap.ai sont justement conçues pour automatiser l'intégralité de ce processus. Fini le jonglage entre différents outils. Vous pouvez configurer des "workflows" qui vont chercher les données sur LinkedIn, les enrichir avec des e-mails valides, puis les synchroniser directement avec votre CRM.
L'avantage est double : un gain de temps phénoménal et une qualité de donnée constante et fiable. Votre équipe commerciale peut enfin se concentrer sur sa vraie valeur ajoutée : créer du lien, comprendre des besoins et vendre, au lieu de s'épuiser à chercher des coordonnées.
C'est cette approche, pilotée par la donnée, qui fait toute la différence entre une prospection moderne et efficace et une simple prise de contact à l'aveugle. Elle vous permet de savoir non seulement qui contacter, mais surtout avec les bonnes informations pour démarrer une conversation qui a du sens.
Créer des séquences d'approche qui convertissent
Vous avez votre liste de leads qualifiés, patiemment extraite et enrichie. C'est un excellent point de départ, mais ce n'est que la moitié du travail. La manière dont vous allez engager la conversation est ce qui va transformer un simple contact en une véritable opportunité. Il est temps de bâtir des séquences d'approche intelligentes, multicanales et, surtout, humaines.

L'idée n'est pas de bombarder vos prospects. L'objectif est de créer une série de points de contact logiques qui éveillent la curiosité sans jamais être intrusifs. Oubliez l'e-mail unique envoyé en masse ; la prospection moderne est une danse subtile qui alterne les canaux et personnalise chaque pas.
Les piliers d'une séquence multicanale efficace
Une séquence de prospection qui fonctionne vraiment repose sur une combinaison stratégique de plusieurs canaux. Chacun a ses forces, ses faiblesses, et c'est en les orchestrant que vous démultipliez vos chances. Le but est de créer un effet de résonance : votre prospect vous voit sur LinkedIn, puis reçoit un e-mail pertinent, ce qui rend un futur appel téléphonique beaucoup moins "froid".
Les canaux principaux à maîtriser sont :
-
LinkedIn : Parfait pour une première approche en douceur. Une simple visite de profil, une demande de connexion avec une note personnalisée ou un court message direct peuvent ouvrir la porte.
-
L'e-mail : Le canal de prédilection pour partager des informations plus denses, proposer une ressource utile (un cas client, un livre blanc) et formaliser une demande de rendez-vous.
-
Le téléphone (Cold Call 2.0) : Souvent redouté, mais redoutablement puissant quand il est bien placé. Un appel est bien plus efficace s'il vient après des interactions sur d'autres canaux.
La clé, c'est de ne jamais répéter le même message partout. Chaque interaction doit s'appuyer sur la précédente et apporter une nouvelle valeur.
Pour vous aider à visualiser, voici une analyse comparative des principaux canaux de prospection. Ce tableau vous permettra de choisir la meilleure stratégie en fonction de votre cible et de vos objectifs.
| Canal | Avantages | Inconvénients | Idéal pour... |
|---|---|---|---|
| Moins intrusif, contexte professionnel, information riche sur le prospect. | Peut être saturé, taux de réponse variable, demande de la créativité. | Initier le contact, créer de la familiarité, le social selling. | |
| Permet des messages plus longs et structurés, facile à automatiser, traçable. | Taux d'ouverture et de réponse en baisse, risque de finir en spam. | Partager du contenu de valeur, suivi, prise de rendez-vous formelle. | |
| Téléphone | Contact direct et humain, permet une qualification instantanée. | Très intrusif si mal préparé, demande beaucoup de temps et de résilience. | Qualifier un lead chaud, faire avancer une discussion, closing. |
En fin de compte, le choix et la séquence dépendent entièrement de votre ICP. Un jeune fondateur de startup sera peut-être plus réceptif sur LinkedIn, tandis qu'un DSI d'un grand groupe pourrait préférer un e-mail bien ficelé.
Concevoir votre première séquence, pas à pas
Construire une séquence ne s'improvise pas. Il faut définir un rythme, un contenu et un objectif clair pour chaque étape, sur une période qui s'étend généralement de 7 à 14 jours.
Voici un exemple concret de séquence sur 10 jours pour approcher un "Head of Sales" :
-
Jour 1 (LinkedIn) : Visitez son profil. C'est une notification discrète qui signale votre intérêt, sans aucune pression.
-
Jour 3 (LinkedIn) : Envoyez une demande de connexion avec une note personnalisée. Mentionnez un post qu'il a publié, un point commun (même école, groupe partagé). Soyez bref et pertinent.
-
Jour 5 (E-mail) : C'est le moment d'envoyer un premier e-mail court. L'objet doit être percutant (ex : "Idée pour [Nom de son entreprise]"). Le contenu doit être hyper-personnalisé en vous basant sur vos recherches (une offre d'emploi qu'ils ont postée, un article de blog de l'entreprise, etc.).
-
Jour 8 (LinkedIn) : Revenez sur LinkedIn avec un court message faisant référence à votre e-mail. Par exemple : "Bonjour [Prénom], juste un mot pour m'assurer que vous aviez bien vu mon e-mail concernant [sujet]. Curieux d'avoir votre avis."
-
Jour 10 (E-mail) : Envoyez un e-mail de suivi qui apporte une nouvelle valeur. Partagez un cas client d'une entreprise de son secteur, c'est souvent très efficace.
L'erreur la plus commune ? Parler de soi. Votre prospect ne se soucie pas de votre produit, il se soucie de ses problèmes. Chaque message doit tourner autour de lui, de ses défis et de la valeur que vous pouvez potentiellement lui apporter.
La personnalisation, clé de voûte de la conversion
La personnalisation est ce qui sépare un message qui convertit d'un message qui finit à la corbeille. Les données que vous avez collectées ne sont pas là pour faire joli ; elles sont le carburant de votre approche.
-
Mentionnez un déclencheur précis : "J'ai vu que vous recrutiez un nouveau SDR, ce qui suggère que la structuration de votre prospection est une priorité."
-
Faites référence à leur contenu : "Votre dernier post sur l'importance du 'social selling' a vraiment résonné avec notre approche."
-
Utilisez des données sur leur entreprise : "Félicitations pour votre récente levée de fonds ! Cette nouvelle phase de croissance amène souvent des défis sur la scalabilité des process commerciaux."
Cette approche sur mesure montre que vous avez fait vos devoirs et que vous n'êtes pas juste un vendeur de plus avec un script générique. Cela augmente drastiquement vos chances d'obtenir une réponse. Pour aller plus loin, vous trouverez des modèles concrets dans notre guide sur le message de prospection LinkedIn parfait.
Et n'oubliez jamais le pouvoir de la connexion humaine. Un appel initié grâce à une recommandation aboutit à un rendez-vous dans 80 % des cas, contre seulement 2 % pour une approche directe. Alors, avant de lancer votre séquence, demandez-vous toujours s'il n'y a pas une connaissance commune qui pourrait faire l'introduction. Votre approche multicanale n'en sera que plus redoutable.
Qualifier vos prospects et mesurer votre performance
Ça y est, vous avez une réponse ! Une notification LinkedIn, un e-mail dans votre boîte de réception... C'est une première victoire, mais ne sabrons pas le champagne tout de suite. Le vrai travail ne fait que commencer.
Maintenant, il faut faire le tri entre les simples curieux et les prospects qui ont un réel potentiel. Sans une méthode de qualification solide, vous allez vite vous retrouver à perdre un temps fou sur des leads qui ne convertiront jamais. L'idée est simple : structurer vos échanges pour identifier très vite les vraies opportunités et concentrer votre énergie là où ça compte vraiment.
Séparer le bon grain de l'ivraie avec des méthodologies qui ont fait leurs preuves
Pour éviter de naviguer à vue, les meilleures équipes commerciales s'appuient sur des cadres de qualification. Ce sont de véritables grilles de lecture qui vous aident à poser les bonnes questions et à vous assurer que toutes les planètes sont alignées pour une vente.
Parmi les plus connues en B2B, deux sortent vraiment du lot : BANT et MEDDIC.
-
BANT (Budget, Autorité, Besoin, Timing) : C'est un peu le grand classique. Simple, direct et terriblement efficace pour un premier filtre.
-
Budget : Est-ce que votre interlocuteur a les moyens de s'offrir votre solution ?
-
Autorité : Parlez-vous à la personne qui signe le chèque ou à un influenceur ?
-
Besoin : Votre produit répond-il à un problème urgent et reconnu chez eux ?
-
Timing : Comptent-ils prendre une décision rapidement ?
-
-
MEDDIC : Celui-ci est plus poussé, parfait pour les ventes plus complexes. On va creuser les métriques de succès, identifier le "champion" qui défendra votre projet en interne, et comprendre précisément les critères qui feront pencher la balance.
Bien sûr, il ne s'agit pas de dérouler un questionnaire. Ces cadres doivent s'intégrer naturellement dans la conversation. Le but est de comprendre la situation de votre prospect, pas de lui faire passer un interrogatoire.
La qualification n'est pas une simple case à cocher. C'est un processus continu qui vous assure que vous investissez votre ressource la plus précieuse – votre temps – sur les prospects qui en valent vraiment la peine.
Mettre en place un système de scoring de leads
Même une fois qualifiés, tous les prospects ne se valent pas. C'est là que le scoring de leads entre en jeu. Le principe est d'attribuer des points à chaque contact en fonction de son profil et de ses actions. L'objectif final ? Créer une file d'attente claire pour savoir qui appeler en priorité.
Un système de scoring simple et efficace pourrait ressembler à ça :
| Critère | Points attribués |
|---|---|
| Profil | |
| Correspond parfaitement au PCI | +20 |
| Secteur d'activité prioritaire | +10 |
| Taille de l'entreprise idéale | +10 |
| Engagement | |
| A répondu à un e-mail | +5 |
| A visité la page des tarifs | +15 |
| A téléchargé un cas client | +10 |
Avec un système comme celui-ci, un prospect qui dépasse 50 points devient une priorité absolue. Entre 25 et 50, il mérite un suivi très rapproché. En dessous, on peut le laisser mûrir dans une séquence de nurturing plus douce.
Les indicateurs clés pour piloter votre prospection
On ne peut pas améliorer ce qu'on ne mesure pas. C'est une évidence, mais elle est cruciale en prospection. Pour savoir si vos efforts paient, il vous faut un tableau de bord avec les bons indicateurs de performance (KPIs). Ce sont eux qui vous diront ce qui cartonne et ce qui doit être revu.
Voici les métriques à avoir absolument sous les yeux :
-
Taux d'ouverture des e-mails : Vos objets de mail sont-ils assez percutants ?
-
Taux de réponse : Votre message est-il pertinent et engageant ?
-
Taux de conversion en rendez-vous : Votre approche globale fonctionne-t-elle ?
-
Coût d'Acquisition Client (CAC) : Combien vous coûte réellement la signature d'un nouveau client ?
Analyser ces chiffres, c'est la clé pour optimiser en continu. Un taux d'ouverture faible ? Il est temps de revoir vos objets. Peu de réponses ? La personnalisation de vos messages est peut-être à revoir. Pour aller plus loin, notre article sur les indicateurs de performance commerciale vous donnera toutes les clés pour construire un reporting efficace.
De la prospection à la fidélisation : bâtir une relation qui dure
Bravo ! Vos efforts de prospection ont payé. Vous avez réussi à convertir un prospect qualifié en client. C'est une étape cruciale, mais le match ne fait que commencer. Le véritable enjeu, c'est de faire en sorte que cette victoire ne soit pas un simple "one-shot".
Trouver un client est une compétence, mais le garder, c'est ce qui construit une entreprise rentable sur le long terme.

L'acquisition n'est que le point de départ. La phase qui suit est souvent celle que l'on néglige, alors qu'elle est la plus rentable. Il est temps de passer d'une mentalité de chasseur à celle de partenaire.
Le CRM : la mémoire vive de votre relation client
La première règle pour fidéliser est simple : ne jamais rien oublier de l'histoire que vous avez avec votre client. Dès la signature du contrat, chaque information, chaque douleur exprimée, chaque objectif partagé durant la prospection doit être centralisé. C'est là que votre CRM (Customer Relationship Management) entre en jeu et devient votre meilleur allié.
Un CRM bien configuré, c'est le chef d'orchestre qui assure une transition sans accroc entre vos équipes :
-
Le commercial passe le relais en partageant tout le contexte : les besoins, les attentes, les personnalités en jeu.
-
L'équipe projet ou support prend la main avec une connaissance complète du dossier. Plus besoin pour le client de se répéter, ce qui est souvent une source majeure de friction.
-
Le marketing peut ensuite puiser dans ces données pour des communications futures qui tapent dans le mille.
Cette continuité crée une expérience fluide et professionnelle. Elle envoie un message fort : ce client n'est pas un numéro de facture, mais un partenaire que l'on respecte.
La fidélisation est votre meilleur investissement, et de loin
Courir sans cesse après de nouveaux clients, c'est s'épuiser sur un tapis de course. C'est coûteux et énergivore. La fidélisation, au contraire, est un levier de croissance exponentiel et bien plus rentable.
Quelques chiffres pour s'en convaincre : acquérir un nouveau client coûterait en moyenne jusqu’à 22 fois plus cher que de garder un client existant. En parallèle, 76 % des Français sont prêts à payer plus cher pour une expérience client au top, et 93 % des clients fidèles n'hésitent pas à racheter. L'équation est sans appel : un client satisfait reste, dépense plus et vous coûte moins cher. Pour aller plus loin, je vous conseille de jeter un œil à ces chiffres clés de la fidélité client.
Chaque interaction après la vente est un test. Une occasion de renforcer le lien ou de le briser. Le pire que vous puissiez faire ? Le silence radio.
Des actions concrètes pour une relation solide
Comment passer de la théorie à la pratique ? Transformer une première vente en une relation durable ne tient pas de la magie, mais d'une série d'actions bien pensées.
Voici quelques pistes à mettre en place dès maintenant :
-
Un onboarding aux petits oignons : Ne lâchez pas votre client dans la nature. Accompagnez-le pas à pas dans la prise en main de votre solution. Un bon départ est crucial pour qu'il perçoive la valeur de son investissement le plus vite possible.
-
Une communication proactive : N'attendez pas qu'il vous appelle avec un problème. Prenez les devants. Partagez des astuces, une nouveauté qui le concerne, une étude de cas de son secteur. Montrez que vous pensez à lui.
-
Un service client irréprochable : Soyez rapide, humain et efficace. Un problème bien géré peut, paradoxalement, renforcer la confiance bien plus qu'une expérience sans le moindre accroc.
La conformité RGPD, une preuve de respect
Toute cette gestion de la relation client s'appuie sur des données. Il est donc non négociable que vos pratiques soient non seulement performantes, mais aussi parfaitement légales et éthiques.
Le respect du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) n'est pas qu'une contrainte. C'est avant tout un gage de sérieux et une marque de respect. Assurez-vous d'avoir des consentements clairs, de protéger les informations qui vous sont confiées et d'être transparent sur leur usage. Une gestion des données irréprochable protège votre réputation et solidifie la confiance, qui reste le socle de toute relation d'affaires saine.
Les questions que tout le monde se pose sur la prospection
Se lancer dans la prospection, c'est un peu comme préparer un long voyage : on a plein de questions pratiques en tête. Et c'est parfaitement normal. Pour vous aider à décoller, j'ai compilé ici les réponses aux interrogations qui reviennent sans cesse, celles qui paralysent souvent les entrepreneurs ou les équipes commerciales au moment de passer à l'action.
Par où commencer quand on est freelance et qu'on débute ?
Quand on se lance en solo, chaque euro et chaque minute comptent. Il faut donc viser juste, avec des actions qui ont un vrai impact. La stratégie la plus rentable est un duo gagnant : votre réseau personnel et une présence intelligente sur LinkedIn.
La première mine d'or, c'est votre propre carnet d'adresses. Listez vos anciens collègues, vos contacts d'école, les gens que vous avez croisés dans votre vie pro. L'idée n'est pas de leur demander du travail de but en blanc. Dites-leur simplement ce que vous faites maintenant et demandez-leur s'ils connaissent des personnes que ça pourrait aider. Une recommandation, c'est le "coupe-file" le plus efficace pour signer un premier contrat.
En parallèle, faites de votre profil LinkedIn une véritable vitrine. Il doit parler directement à votre client idéal. Pensez mots-clés dans votre titre et votre résumé. Ensuite, passez à l'action :
-
Partagez du contenu qui prouve que vous savez de quoi vous parlez (une analyse, un conseil pratique).
-
Commentez de manière pertinente les posts de vos prospects ou des figures de votre secteur.
-
Envoyez des invitations personnalisées aux profils qui collent parfaitement à votre cible.
Cette approche ne vous coûtera rien d'autre que du temps. Mais elle construit une réputation et une confiance qui, petit à petit, attireront vos premiers clients à vous.
Concrètement, il faut attendre combien de temps pour avoir des résultats ?
Ah, la question qui vaut de l'or ! Soyons honnêtes : il n'y a pas de chrono universel. Tout va dépendre de votre marché, de la complexité de votre offre et, bien sûr, de votre régularité. Mais on peut quand même dessiner quelques tendances.
Avec une prospection bien ficelée (bon ciblage, messages qui touchent juste, plusieurs points de contact), attendez-vous à décrocher vos premiers rendez-vous qualifiés en 3 à 6 semaines. Pour ce qui est de la signature des premiers contrats, on parle plus souvent d'un horizon de 2 à 4 mois.
La prospection, c'est un marathon, pas un sprint. La clé, c'est la constance. Il vaut mille fois mieux contacter 10 nouvelles personnes chaque jour que de faire une grosse vague de 100 contacts une fois par mois et puis plus rien.
Évidemment, si vous vendez des logiciels d'entreprise à six chiffres, les cycles de vente sont plus longs. À l'inverse, pour des services comme la gestion de réseaux sociaux ou la rédaction, les choses peuvent aller bien plus vite.
Comment je relance un prospect sans passer pour quelqu'un de lourd ?
La relance, c'est tout un art. L'erreur que je vois partout, c'est de renvoyer le même message en boucle : "Avez-vous eu le temps de regarder mon offre ?". Ça n'apporte rien, ça met la pression et ça ne donne pas envie de répondre.
Une bonne relance, c'est une relance qui apporte de la valeur. À chaque fois.
Voilà quelques idées qui marchent vraiment bien :
-
Partager une info utile : "Bonjour [Prénom], je pensais à notre échange sur [le sujet X] et je viens de lire cet article qui va exactement dans ce sens. Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser."
-
Rebondir sur une actualité : "Félicitations pour le lancement de votre nouveau produit ! Ça m'a fait penser que notre solution pourrait justement vous aider à atteindre [objectif lié au lancement]."
-
Montrer un exemple concret : "Je me permets de revenir vers vous car je viens de publier une étude de cas sur [Nom d'un client] dans votre secteur. Ils ont réussi à obtenir [résultat chiffré] en 3 mois, je pense que ça peut vous parler."
Le but est de rester présent dans son esprit, mais en tant qu'expert qui aide, pas en tant que vendeur qui harcèle. Si après 3 ou 4 tentatives de ce type, espacées dans le temps, vous n'avez toujours aucune nouvelle, il est sans doute temps de lâcher l'affaire. Gardez le contact de loin, via LinkedIn, mais concentrez votre énergie ailleurs.
Et si vous automatisiez la partie la plus chronophage pour vous concentrer sur la vente ? Avec Scraap.ai, vous pouvez construire des listes de prospects ultra-qualifiées en quelques clics. Arrêtez de chercher, commencez à vendre. Découvrez comment accélérer votre croissance sur https://www.scraap.ai/fr.